Permis de bâtir, mai 2013

Publié le par Service des communications

Sujet(s): Immobilier

Permis de bâtir, mai 2013

Les entrepreneurs ont pris pour 7,3 milliards de dollars de permis de bâtir en mai, en hausse de 4,5 % par rapport à avril. La valeur totale des permis de bâtir a poursuivi sa tendance à la hausse à la suite de cinq augmentations mensuelles consécutives.

L'augmentation observée en mai provient principalement du secteur résidentiel en Ontario et du secteur non résidentiel au Québec.

La valeur des permis dans le secteur résidentiel a augmenté de 4,2 % pour atteindre 4,6 milliards de dollars en mai. Cette progression fait suite à une hausse de 21,6 % enregistrée en avril et constitue une troisième augmentation mensuelle consécutive. La hausse observée en mai provient à la fois des logements unifamiliaux et multifamiliaux. La valeur des permis de construction résidentielle a crû dans sept provinces, principalement en Ontario, suivi de l'Alberta et de la Nouvelle-Écosse. La Colombie-Britannique a enregistré la plus forte baisse.

Dans le secteur non résidentiel, la valeur des permis de bâtir a crû de 5,0 % pour s'établir à 2,8 milliards de dollars en mai. Le Québec, l'Ontario et le Manitoba sont à l'origine de la majeure partie de la croissance observée à l'échelon national. Des baisses ont été observées en Alberta, au Nouveau-Brunswick et en Colombie-Britannique.

Secteur résidentiel : hausse des intentions de construction de logements unifamiliaux et multifamiliaux

Les intentions de construction de logements unifamiliaux ont augmenté de 4,4 % en mai pour atteindre 2,3 milliards de dollars. La hausse observée en mai constitue la quatrième augmentation en cinq mois. Des hausses ont été enregistrées dans huit provinces, l'Ontario, l'Alberta et le Québec étant à l'origine de la majeure partie de ces augmentations.

La valeur des permis de construction de logements multifamiliaux a affiché une troisième augmentation mensuelle consécutive, en hausse de 4,0 % pour se fixer à 2,2 milliards de dollars en mai. Cette hausse fait suite à une croissance de 51,2 % observée en avril. De nombreux projets d'appartements et d'appartements-condominium en Ontario, en Alberta et en Nouvelle-Écosse ont contribué à maintenir la progression enregistrée par rapport à avril. Des baisses ont été notées dans quatre provinces, la Colombie-Britannique ayant affiché la plus forte diminution, suivie de la Saskatchewan.

Les municipalités canadiennes ont autorisé la construction de 20 048 nouveaux logements, soit 3,1 % de plus qu'en avril. Cette hausse s'explique par les logements multifamiliaux, dont le nombre a augmenté de 3,5 % pour se chiffrer à 13 649 unités, et par les logements unifamiliaux, dont le nombre a augmenté de 2,3 % pour se chiffrer à 6 399 unités.

Secteur non résidentiel : forte augmentation dans la composante industrielle

Dans la composante industrielle, la valeur des permis a crû de 37,4 % pour s'établir à 612 millions de dollars en mai. Il s'agit d'une troisième augmentation en quatre mois. Cette progression est le résultat d'une hausse des intentions de construction d'usines de fabrication et de bâtiments rattachés aux services publics en Ontario, de bâtiments liés à l'exploitation minière en Saskatchewan et d'usines de fabrication en Colombie-Britannique. Des hausses ont été affichées dans sept provinces.

Dans la composante institutionnelle, la valeur des permis a diminué de 3,6 % pour se chiffrer à 702 millions de dollars en mai, soit une deuxième baisse mensuelle consécutive. La valeur des permis de construction institutionnelle a diminué dans quatre provinces, le Nouveau-Brunswick étant à l'origine de la majeure partie de cette baisse en raison d'un recul des intentions de construction d'immeubles à vocation médicale et d'établissements d'enseignement.

Les municipalités canadiennes ont délivré pour 1,5 milliard de dollars de permis de construction commerciale en mai, en baisse de 0,6 % par rapport à avril, et ce, à la suite d'une augmentation de 17,3 % le mois précédent. Cette diminution est attribuable à un recul des intentions de construction dans diverses catégories d'immeubles à vocation commerciale, notamment les immeubles à bureaux et les installations de loisirs. Des baisses ont été observées dans trois provinces, l'Alberta venant en tête. À l'opposé, le Québec a enregistré la plus forte hausse, à la suite d'une augmentation des intentions de construction d'installations de loisirs, d'immeubles à bureaux et d'hôtels et de restaurants.

Provinces : fortes progressions en Ontario et au Québec

La valeur des permis a crû dans sept provinces en mai, l'Ontario et le Québec étant arrivés en tête.

L'augmentation la plus prononcée a été observée en Ontario, principalement en raison de la hausse des intentions de construction de logements multifamiliaux et de bâtiments industriels. Au Québec, les immeubles commerciaux et institutionnels sont à l'origine de l'accroissement.

Le Manitoba suit de loin au troisième rang, grâce à une augmentation des intentions de construction d'immeubles institutionnels, de structures commerciales et, dans une moindre mesure, de bâtiments industriels.

La plus forte baisse a été inscrite en Colombie-Britannique, où l'ensemble des composantes, sauf les bâtiments industriels, a régressé. Au Nouveau-Brunswick, les intentions de construction d'immeubles institutionnels expliquent la majeure partie de la baisse.

Hausses significatives des intentions de construction à Toronto et à Montréal

En mai, la valeur totale des permis a crû dans 16 des 34 régions métropolitaines de recensement.

Les plus fortes hausses ont été observées à Toronto et à Montréal, Edmonton se classant loin au troisième rang. À Toronto, cette hausse s'explique principalement par les logements multifamiliaux. L'augmentation des intentions de construction de bâtiments industriels et d'immeubles à vocation commerciale explique la croissance à Montréal. À Edmonton, les intentions de construction d'immeubles résidentiels et, dans une moindre mesure, d'immeubles institutionnels sont à l'origine de la hausse.

Calgary a enregistré la plus forte baisse, suivie de Vancouver et de Victoria. Après avoir atteint leur troisième plus haut niveau enregistré le mois précédent, la valeur des permis délivrés à Calgary a diminué de 42,1 %, en grande partie à la suite de l'affaiblissement des intentions de construction d'immeubles à vocation commerciale. À Vancouver, les logements multifamiliaux expliquent la baisse, tandis qu'à Victoria, le recul des intentions de construction institutionnelle en est à l'origine.

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