Un mauvais locataire fait subir toute une guerre des nerfs à des propriétaires de Granby

Article verrouillé Publié le par Berthold Lévesque

Sujet(s): Juridique,

Source: Journal Le Propriétaire

Un mauvais locataire fait subir toute une guerre des nerfs à des propriétaires de Granby

Les longs délais de la Régie du logement pour entendre les causes de mauvais comportements de locataires ont pour effet de porter un préjudice sérieux aux propriétaires qui sont touchés par de telles situations. Nous avons ce nouveau cas, cette fois à Granby, où les propriétaires, France Lapointe et Denis Choquette, ont dû subir durant plusieurs mois une guerre des nerfs de la part d'un locataire qu'ils ont pourtant pris en pitié lorsqu'il a voulu occuper un de leurs logements.

Voici une histoire à faire dresser les cheveux sur la tête. Tout a débuté lorsque le couple de propriétaires recevait un homme à bicyclette, se disant originaire de la Gaspésie, avec trois enfants, ayant subi un divorce, et qu'il tenait à dire qu'ils ne perdraient jamais avec lui. Le locataire a pris possession des lieux le 1er août 2006, un 5-1/2, demi sous-sol, à 585 $ par mois, dans un immeuble de 15 logements. Les propriétaires possèdent aussi d'autres immeubles à logements à Granby.

L'individu semblait avoir des comportements normaux, mais ce ne fut pas le cas. Imaginez, après deux semaines d'occupation du logement, le locataire a commencé à faire du trouble aux autres locataires et aux propriétaires. Sans le savoir au départ, on faisait affaire avec un individu qui souffrait de skyzophrénie. Fin de septembre 2006, une demande d'audience est faite à la Régie du logement pour mauvais comportement, l'audience devait avoir lieu seulement en juin 2008 (après 20 mois de délai) et les propriétaires se sont désistés, alors que le locataire avait déguerpi. Le locataire avait omis pour la première fois de tout payer son loyer (une balance de 185 $ en décembre 2006), ce qui a permis aux propriétaires de demander une audience à la Régie pour non-paiement et obtenir une expulsion. Un dossier a été ouvert à la fin de décembre 2006 et la Régie devait entendre la cause le 15 février 2007 seulement. Les propriétaires ont obtenu gain de cause (avec un perte totale de loyers de 1 355 $), mais le locataire a déguerpi deux jours plus tard après l'audience sans s'y présenter.

A part du non-paiement de loyer, voici quelques méfaits commis par le locataire qui a tôt fait de s'allier deux autres locataires pour faire la pluie et le beau temps dans l'immeuble de 15 logements : raconter n'importe quoi contre les propriétaires, cogner aux portes des autres locataires pour les déranger, musique forte aux petites heures de la nuit avec des gangs qui se rassemblaient même sur la pelouse de l'immeuble, cracher dans les vitres aussitôt que la propriétaire les avait nettoyées, placer des excréments devant des portes, placer un rat domestique mort devant une porte d'un autre locataire et faire une plainte à la Ville pour infestation de vermines dans l'immeuble, menace aux propriétaires, vols de clefs, bris de serrures, placer des excréments de chats sur les trottoirs.

Tous ces problèmes dans l'immeuble ont provoqué le départ de plusieurs locataires. Le même individu aurait causé aussi du trouble dans d'autres régions, à Québec, en Gaspésie, dans des logements qu'il a occupé.

Une locataire effrayée devait communiquer avec les propriétaires alors qu'elle apprenait que le locataire de troubles voulait monter un scénario à l'effet de pouvoir accuser le propriétaire de voie de fait. C'est à ce moment que les propriétaires se sont adressés aux services juridiques du RPHL, et on devait conseiller de s'abstenir d'aller sur les lieux pour un certain temps, avant de prendre des procédures à la Régie du logement. Pendant un mois, le locataire avec les sérieux troubles de comportement a pris possession des lieux avec deux autres locataires de l'immeuble, y faisant la loi. À plusieurs reprises, les policiers de Granby ont été appelés sur les lieux. Un fils des propriétaires a finalement été menacé de mort par le locataire et la police devait l'arrêter, mais les preuves n'auraient pas été suffisantes pour l'accuser.

Il faut ajouter les nombreux appels d'harcèlement adressés aux propriétaires qui ont dû subir durant plusieurs mois, cette situation inqualifiable, avec les autres locataires qui vivaient sous la peur, et se refusant à porter plainte par crainte de représailles. Le locataire récalcitrant a réussi à maintenir un véritable régime de terreur sur les lieux et heureusement, pour les propriétaires, il a fait la gaffe de cesser de payer son loyer, ce qui a pu accélérer le dossier.

Toute une leçon pour ces propriétaires de plusieurs logements à Granby. C'est la première fois qu'ils ont dû subir une telle situation. « Nous avons hésité lorsqu'il a fallu prendre une décision de louer à cet individu, mais on l'a pris en pitié », mentionne Mme Lapointe, tout en ajoutant « C'est la seule fois que j'ai eu pitié de quelqu'un et c'est la seule et unique fois, la dernière. »

France Lapointe invite les propriétaires à exercer une grande prudence avant de louer un logement, et prendre le temps de bien vérifier les candidats. Dans le doute, il faut chercher davantage et la réponse à donner deviendra évidente.

Notre photo : Mme France Lapointe.

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