Permis de bâtir, juin 2012

Publié le par Association des Propriétaires du Québec

Sujet(s): Immobilier,

Source: Statistique Canada

Permis de bâtir, juin 2012

La valeur totale des permis de bâtir a fléchi de 2,5 % pour s'établir à 6,8 milliards de dollars en juin, et ce, après avoir connu une hausse de 7,1 % en mai. Ce recul s'explique principalement par une baisse dans les secteurs non résidentiels et résidentiels en Alberta et en Colombie-Britannique.

Graphique 1 
Valeur totale des permis
Graphique 1 : Valeur totale des permis

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Les entrepreneurs ont enregistré des demandes de permis d'une valeur totale de 2,5 milliards de dollars dans le secteur non résidentiel, en baisse de 12,3 %. Ce repli fait suite à une hausse de 3,6 % observée en mai. Les intentions de construction non résidentielle ont reculé dans six provinces, l'Alberta et la Colombie-Britannique étant à l'origine de la majeure partie de cette baisse.

Dans le secteur résidentiel, la valeur des permis s'est accrue de 4,2 % pour se chiffrer à 4,4 milliards de dollars en juin, ce qui constitue une deuxième augmentation mensuelle consécutive. La progression enregistrée en juin s'explique principalement par une hausse en Ontario.

Secteur non résidentiel : forte baisse dans la composante institutionnelle

La valeur des permis de construction institutionnelle s'est repliée de 45,9 % pour se fixer à 519 millions de dollars en juin, et ce, à la suite d'une augmentation de 72,0 % le mois précédent. Des huit provinces ayant enregistré une baisse, la Colombie-Britannique et l'Alberta ont affiché les plus fortes diminutions. La diminution observée en Colombie-Britannique provient de la baisse des intentions de construction d'immeubles gouvernementaux, tandis que la diminution enregistrée en Alberta a été principalement attribuable à la baisse des intentions de construction d'immeubles à vocation médicale.

Dans la composante industrielle, la valeur des permis a légèrement diminué de 0,2 % en juin pour s'établir à 476 millions de dollars, et ce, à la suite d'une baisse de 17,0 % en mai. Cette baisse s'explique par la diminution des intentions de construction industrielle dans la plupart des provinces. Les hausses enregistrées en Ontario, en Colombie-Britannique, au Manitoba et au Nouveau-Brunswick n'ont pas suffi à contrebalancer les baisses observées dans les six autres provinces.

La valeur des permis de construction commerciale s'est établie à 1,5 milliard de dollars en juin, en hausse de 6,8 %, faisant suite à une baisse de 12,9 % observée en mai. Cette progression a été principalement attribuable aux intentions de construction d'installations de loisirs en Ontario. Des augmentations des intentions de construction enregistrées dans divers types des bâtiments commerciaux en Nouvelle-Écosse, à l'Île-du-Prince-Édouard et au Québec ont aussi contribué à la hausse.

Graphique 2 
Secteurs résidentiel et non résidentiel
Graphique 2 : Secteurs résidentiel et non résidentiel

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Secteur résidentiel : hausse des intentions de construction de logements unifamiliaux et multifamiliaux

Les intentions de construction de logements unifamiliaux ont progressé de 4,2 % pour se fixer à 2,4 milliards de dollars, soit une deuxième hausse mensuelle consécutive. Cette hausse a été attribuable à l'augmentation des intentions de construction dans cinq provinces, l'Ontario arrivant en tête.

Les municipalités ont délivré pour 1,9 milliard de dollars de permis de construction de logements multifamiliaux en juin, soit 4,2 % de plus qu'en mai. Cette hausse provient principalement de l'augmentation des intentions de construction dans cinq provinces. L'Ontario a affiché la hausse la plus prononcée, suivi de loin du Québec et du Manitoba.

À l'échelle nationale, les municipalités ont approuvé la construction de 19 605 nouveaux logements, en hausse de 4,1 % par rapport à mai. L'augmentation provient à la fois des logements unifamiliaux, qui ont crû de 5,1 % pour s'établir à 7 316 unités, et des logements multifamiliaux, qui ont augmenté de 3,6 % pour se chiffrer à 12 289 logements.

Des baisses sont observées dans la plupart des provinces

La valeur totale des permis de construction a diminué dans sept provinces en juin, l'Alberta et la Colombie-Britannique ayant affiché les reculs les plus marqués.

Les baisses observées en Alberta s'expliquent par une diminution des intentions de construction à la fois dans les secteurs résidentiel et non résidentiel. En Colombie-Britannique, elles s'expliquent par une diminution des intentions de construction d'immeubles institutionnels et de bâtiments commerciaux ainsi que de logements multifamiliaux.

La plus forte augmentation mensuelle a été observée en Ontario, grâce à des hausses enregistrées dans la valeur des permis de construction de logements résidentiels et de bâtiments non résidentiels.

Baisse de la valeur des permis dans la majorité des régions métropolitaines de recensement

La valeur totale des permis a reculé dans 22 des 34 régions métropolitaines de recensement.

Les baisses les plus marquées ont été observées à Vancouver, à Calgary et à Edmonton. À Vancouver, la baisse provient surtout des intentions de construction d'immeubles institutionnels et, dans une moindre mesure, de construction de logements multifamiliaux, lesquels avaient connu de fortes hausses en mai. À Calgary, le recul provient de la baisse des intentions de construction de logements multifamiliaux, d'immeubles institutionnels et de bâtiments commerciaux. La baisse affichée à Edmonton a été principalement attribuable à la baisse des intentions de construction d'immeubles institutionnels et de logements unifamiliaux.

La plus forte hausse a eu lieu à Toronto, en raison des augmentations affichées dans les permis de construction de logements résidentiels, principalement des maisons jumelées, en rangées et des maisons individuelles, mais aussi, dans une moindre mesure, des bâtiments non résidentiels.

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