Mises en chantier à Gatineau : part d'appartements en hausse

Publié le par Service des communications

Sujet(s): Immobilier

Mises en chantier à Gatineau : part d'appartements en hausse

La part des mises en chantier de maisons (individuelles, jumelées et en rangée) diminue sur le marché de Gatineau depuis 1990. C’est tout le contraire dans la catégorie des appartements.

C’est ce dont il est question dans notre tout dernier rapport Marché sous la loupe, Gatineau. Nous y étudions les tendances de la construction résidentielle observées dans la région depuis 1990. Plus particulièrement, nous examinons les parts des mises en chantier d’appartements et de maisons et leur évolution. Notre rapport aborde également les raisons de ces changements.

La croissance démographique est le principal moteur de la construction résidentielle

À Gatineau, le rythme des mises en chantier d’habitations fluctue chaque année en fonction de divers facteurs. À long terme, c’est toutefois la croissance démographique qui dicte les besoins de logements neufs. En fait, de 1987 à 2016, la moyenne annuelle de la formation nette de ménages égalait presque la moyenne annuelle de logements achevés.

Les données selon le type de logement montrent que les mises en chantier d’appartements et de maisons ont évolué différemment :

  • Dans les années 1990, les maisons représentaient environ 80 % des logements mis en chantier dans la région de Gatineau. Leur proportion a diminué par la suite, alors que celle des appartements a augmenté. Depuis 2016, les maisons comptent pour moins de 50 % des mises en chantier.
  • Ce changement a été encore plus marqué dans le secteur Aylmer de la région de Gatineau. Entre les deux derniers recensements, la proportion de ménages vivant en appartement y a augmenté. Elle est passée de 20 %, en 2011, à 27 %, en 2016. Dans le reste de la région, cette proportion est restée stable, à 37 %.

Les changements démographiques et politiques favorisent la demande d’appartements

La composition des mises en chantier d’habitations a commencé à changer vers 1998. Son évolution s’explique par un certain nombre de facteurs.

De toutes les régions métropolitaines de recensement du Québec, c’est celle de Gatineau qui affiche la plus forte croissance démographique. Cette croissance est concentrée chez les jeunes et les ménages âgés – principaux moteurs de la demande d’appartements. Ainsi, l’augmentation de la population de Gatineau a stimulé la construction de ce type de logement.

Autres faits saillants :

  • La proportion de ménages d’une seule personne a augmenté à Gatineau : elle est passée de 26 %, au début des années 2000, à 31 %, en 2016.
  • Les besoins de logements abordables se sont accrus dans la région de Gatineau depuis le début des années 2000.
  • Des politiques sur l’utilisation et l’aménagement des terrains en milieu urbain, entrées en vigueur en 2000, ont accru la densification du territoire.

Ces facteurs ont tous favorisé la construction de petits logements, comme des appartements, plutôt que des grands, comme des maisons.

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