La ferveur des condos ne cesse de se propager chez les Québécois et parfois même dans les églises

Publié le par Berthold Lévesque

Sujet(s): Copropriété

Source: Journal Le Propriétaire

La ferveur des condos ne cesse de se propager chez les Québécois et parfois même dans les églises

Après les Américains, le phénomème est apparu en premier lieu à Montréal, acheter un condo, c'est devenu un choix pour plusieurs québécois qui recherchent d'abord le service et la sécurité, et c'est terminé pour la coupe du gazon, la peinture et l'entretien. « On part en voyage, on met la clef dans la porte. »

Il y a moins de construction d'immeubles à logements traditionnels depuis quelques années, pour la simple raison que les coûts de construction ont augmenté considérablement, et pour rentabiliser ces nouveaux complexes, il faudrait prévoir des loyers pas mal plus dispendieux, et le marché ne peut pas l'absorber suffisamment. Les constructeurs se sont tournés vers les condominiums et les résidences pour personnes retraitées.

La fièvre du condo s'est répandue, depuis, en dehors de Montréal et sa région, pour s'implanter de plus en plus dans les autres régions du Québec, sans oublier la Ville de Québec qui a pris goût à cette nouvelle façon d'habiter et de vivre, et ce, en particulier au cours des dernières années. On parle de construction de nouveaux condos ou la transformation d'immeubles déjà existants en cette forme d'habitation.

À Québec, comme à Montréal, certaines églises catholiques ont été transformées en condos. La fréquentation pour le culte des églises traditionnelles catholiques fond comme la neige au printemps. Qui aurait cru qu'un de ces jours, on pourrait fréquenter l'église de façon permanente, en y habitant. C'est pourtant le cas, et ces condos aménagés dans ces immeubles patrimoniaux font l'objet d'une attirance assez particulière de certains québécois, des lieux uniques.

C'est le cas de cette église de Québec, l'église Notre-Dame-de-la-paix (notre photo) qui a été transformée en condos en 1989. Une soixantaine de condos très recherchés, avec des prix qui peuvent varier de 72 000 $ par unité (350 pieds carrés de plancher) jusqu'à plusieurs centaines de milliers de dollars lorsqu'on choisit la chance d'habiter le haut du clocher principal. Pour quelques minutes à pied, on peut joindre le Vieux-Québec et ses attraits touristiques. Les condos dans la Ville du 400e sont prisés par beaucoup de personnes qui parfois recherchent un « pied-à-terre » dans cette superbe région historique.

La région de Montréal ne fait pas exception évidemment, alors que de plus en plus de lieux de culte sont vendus à des promoteurs qui les transforment en condominiums tout en respectant l'architecture historique des lieux.

Chaque projet de condos au Québec a ses particularités et offre des services personnalisés. Mais attention, il faut prendre le temps de choisir et vérifier plusieurs éléments avant de faire une transaction. La vie en condo est un peu une vie en communauté. Il est important de prendre connaissance de la déclaration de copropriété qui est un peu la « bible» des habitants des condominiums. Essentiel d'y porter une grande attention. Il y a ensuite les frais de condo, en vérifiant au cours des années l'augmentation qui a été apportée, et si des travaux majeurs sont à venir. Le fonds de prévoyance est aussi très important à vérifier, une réserve qui doit s'établir et qui doit servir en cas de travaux majeurs. Il est aussi important de vérifier les minutes des assemblées des dernières années.

Un autre élément non négligeable, c'est de connaître le nombre de condos loués dans l'immeuble, un fait qui pourrait influencer votre achat. Enfin, il est bon de savoir qui administre le complexe.

Une chose est certaine, la fièvre du condo se fait toujours sentir dans les deux plus grands centres de la province, Québec et Montréal, mais elle se répand lentement et sûrement aussi dans d'autres régions comme Sherbrooke, Trois-Rivières et Gatineau.

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