Permis de bâtir : Février 2010

Publié le par Association des Propriétaires du Québec

Sujet(s): Immobilier,

Source: Statistique Canada

Permis de bâtir : Février 2010

En février, la valeur des permis de bâtir a légèrement diminué de 0,5 % pour se chiffrer à 5,7 milliards de dollars. Néanmoins, cette valeur est plus élevée de 56,7 % par rapport à février 2009, alors que le niveau était le plus bas atteint durant le ralentissement économique.

 Valeur totale des permis

En février, les hausses observées dans les permis de constructions commerciales et de logements unifamiliaux n'ont pas réussi à compenser une diminution significative des intentions de construction de logements multifamiliaux.

Note aux lecteurs

Sauf avis contraire, les données du présent communiqué sont désaisonnalisées, ce qui facilite la comparaison par l'élimination de l'effet des variations saisonnières.

L'Enquête sur les permis de bâtir vise 2 400 municipalités représentant 95 % de la population. Ses résultats servent d'indicateur avancé de l'activité dans le domaine de la construction.

Les collectivités représentant les 5 % restants de la population sont très petites, et leurs activités de construction n'ont qu'une faible incidence sur le total.

La valeur des intentions de construction présentées ici ne comprend pas les travaux d'ingénierie (par exemple les aqueducs, les égouts et les ouvrages de drainage) ni ceux associés au terrain.

Dans le cadre du présent communiqué, la région métropolitaine de recensement d'Ottawa–Gatineau (Ontario/Québec) est divisée en deux régions, soit la partie Gatineau et la partie Ottawa.

Révision

Les données provisoires sont fournies pour le mois de référence en cours. Les données révisées, fondées sur les réponses tardives, sont mises à jour pour le mois précédent.

Les intentions de construction résidentielle ont diminué de 7,5 % pour se chiffrer à 3,7 milliards de dollars. Une baisse de 52,5 % de la valeur des logements multifamiliaux en Ontario est principalement à l'origine de la diminution observée à l'échelle nationale.

Dans le secteur non résidentiel, les municipalités ont délivré des permis pour 2,0 milliards de dollars, en hausse de 16,0 %, après avoir connu trois baisses mensuelles consécutives. Les permis de construction d'immeubles commerciaux ont enregistré la plus forte augmentation en février.

À l'échelon provincial, la valeur des permis de bâtir a connu des hausses dans six provinces, le Québec et l'Alberta étant arrivés en tête. En février, l'Ontario, la Nouvelle-Écosse, la Colombie-Britannique et le Manitoba ont connu des diminutions.

 Secteurs résidentiel et non résidentiel

Secteur résidentiel : baisse des intentions de logements multifamiliaux

La valeur des permis de construction de logements multifamiliaux a diminué de 28,3 % pour se chiffrer à 962 millions de dollars en février. L'Ontario, le Québec et la Nouvelle-Écosse ont enregistré les baisses les plus marquées, tandis que seuls l'Alberta et le Nouveau-Brunswick ont enregistré des hausses en février.

La valeur des permis de construction de logements unifamiliaux s'est accrue pour un deuxième mois d'affilée, en hausse de 3,0 % pour se chiffrer à 2,7 milliards de dollars. La valeur des logements unifamiliaux a connu une tendance à la hausse au cours de la dernière année pour atteindre un niveau inégalé en février. Toutes les provinces, à l'exception de la Colombie-Britannique, de la Nouvelle-Écosse et du Manitoba, ont contribué à l'augmentation des intentions de construction de logements unifamiliaux.

Les municipalités ont approuvé la construction de 16 107 nouveaux logements en février, en baisse de 14,2 %. La diminution est en majeure partie attribuable à la baisse de 27,1 % du nombre de logements multifamiliaux, dont le total a atteint 6 962. Malgré l'augmentation de la valeur des permis de logements unifamiliaux, le nombre d'unités approuvées a diminué de 1,0 % pour s'établir à 9 145 logements.

Secteur non résidentiel : hausse significative dans la composante commerciale

La valeur des permis de construction commerciale s'est établie à 1,3 milliard de dollars, en hausse de 27,0 % par rapport à janvier. L'augmentation provient principalement des intentions de construction d'hôtels et d'immeubles à bureaux en Ontario et au Québec. L'Alberta a connu une hausse des intentions de construction de bâtiments de loisirs et de magasins de détail.

Dans la composante industrielle, la valeur des permis a augmenté de 2,1 % pour atteindre 264 millions de dollars. La hausse provient surtout des intentions de construction plus élevées observées en Alberta, en Nouvelle-Écosse et en Colombie-Britannique.

La valeur des permis de construction d'immeubles institutionnels a légèrement fléchi de 0,4 % pour s'établir à 440 millions de dollars, faisant suite à une baisse de 14,9 % en janvier. En février, il y a eu une diminution des projets d'établissements d'enseignement en Ontario et en Alberta, laquelle n'a pas été contrebalancée par la hausse affichée au Québec.

L'Ontario et le Québec sont aux antipodes

La valeur des permis de bâtir a augmenté dans six provinces.

Le Québec a enregistré l'augmentation la plus marquée. Celle-ci provient du secteur non résidentiel. L'Alberta a suivi grâce à des augmentations dans toutes les composantes du secteur résidentiel, conjuguées à une augmentation du secteur non résidentiel.

Des baisses ont été observées dans quatre provinces en février en raison d'une diminution de la valeur des permis du secteur résidentiel, et ce, malgré une hausse du secteur non résidentiel. C'est l'Ontario qui a enregistré la baisse la plus prononcée en février, surtout en raison de diminutions dans les permis de logements multifamiliaux.

Régions métropolitaines : la valeur est à la baisse dans plus de la moitié des régions métropolitaines de recensement

La valeur totale des permis a diminué dans 19 des 34 régions métropolitaines de recensement.

Les baisses les plus importantes ont été observées à Toronto et à Montréal et proviennent de diminutions dans le secteur résidentiel. Kitchener a suivi, ayant enregistré une baisse provenant du secteur non résidentiel et des logements multifamiliaux.

En revanche, les plus fortes hausses ont été notées à Edmonton et à Windsor. Les augmentations s'expliquent par des hausses dans les secteurs résidentiels et non résidentiels.

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