Au Canada, les ventes résidentielles augmentent en novembre

Publié le par Service des communications

Sujet(s): Immobilier

Source: ACI

Au Canada, les ventes résidentielles augmentent en novembre

Selon les statistiques publiées par L'Association canadienne de l'immeuble (ACI), les ventes résidentielles ont continué d'augmenter en novembre 2019.

Faits saillants

  • En novembre, les ventes résidentielles ont augmenté de 0,6 % à l'échelle nationale, d'un mois à l'autre.
  • Les ventes réelles (non désaisonnalisées) ont affiché une hausse de 11,3 % d'une année à l'autre.
  • Le nombre de propriétés nouvellement inscrites a baissé de 2,7 % d'un mois à l'autre.
  • L'Indice des prix des propriétés MLS® (IPP MLS®) a augmenté de 0,8 % d'un mois à l'autre et de 2,6 % d'une année à l'autre.
  • Le prix moyen réel (non désaisonnalisé) des propriétés vendues au pays a augmenté de 8,4 % d'une année à l'autre.

Les ventes résidentielles effectuées par l'entremise des systèmes MLS® canadiens ont légèrement augmenté de 0,6 % en novembre 2019, ce qui représente le neuvième gain mensuel consécutif. Les ventes résidentielles sont d'environ 20 % supérieures au plus bas résultat enregistré en six ans, atteint en février 2019, mais tout de même de 6 à 7 % inférieures aux plus hauts résultats enregistrés en 2016 et en 2017.

Le nombre de marchés de l'habitation qui ont affiché des hausses des ventes était presque identique à celui des marchés qui ont enregistré des baisses. Des hausses des ventes dans presque toute la Colombie-Britannique et dans le Grand Toronto ont compensé une baisse des ventes à Calgary.

En novembre, les ventes réelles (non désaisonnalisées) ont affiché une hausse de 11,3 % d'une année à l'autre. Les transactions résidentielles ont dépassé les niveaux enregistrés l'année dernière sur presque tous les plus importants marchés urbains du Canada.

« Les ventes continuent d'augmenter sur certains marchés, mais pas autant sur d'autres », mentionne Jason Stephen, président de l'ACI. « La simulation de crise pour les prêts hypothécaires n'aide pas à pallier la pénurie continue de propriétés sur les marchés où les ventes ont augmenté et continue de freiner la demande sur les marchés où l'offre est abondante. L'immobilier est tout à fait local. Un courtier ou agent immobilier membre de l'ACI est le mieux placé pour connaître le marché et demeure votre meilleure source d'information et votre meilleur guide au moment de négocier l'achat ou la vente d'une propriété », précise-t-il.

« Il est probable que les prix des propriétés continueront d'augmenter sur les marchés qui affichent une reprise des ventes, malgré une pénurie soutenue de l'offre », affirme Gregory Klump, économiste en chef de l'ACI. « D'ailleurs, les prix des propriétés poursuivront sans doute leur tendance à la baisse dans les régions où il y a une offre excédentaire importante, entraînée en partie par la simulation de crise pour les prêts hypothécaires qui continue d'écarter des acheteurs dans ces régions. »

Le nombre de nouvelles inscriptions a reculé de 2,7 %, pour atteindre un des plus bas niveaux enregistrés au cours de la dernière décennie. La baisse enregistrée en novembre est principalement attribuable à un moins grand nombre de nouvelles inscriptions dans le Grand Toronto.

Les ventes ayant connu une légère hausse et le nombre de nouvelles inscriptions étant en baisse, le ratio des ventes par rapport aux nouvelles inscriptions s'est resserré davantage pour atteindre 66,3 %. Cette mesure continue de dépasser de loin la moyenne à long terme de 53,7 %. Si les tendances actuelles se maintiennent, l'équilibre entre l'offre et la demande donnera vraisemblablement lieu à une hausse des prix des propriétés.

La meilleure façon d'évaluer si les conditions locales favorisent les acheteurs ou les propriétaires-vendeurs est de déterminer dans quelle mesure et pendant combien de temps l'équilibre du marché est supérieur ou inférieur à sa moyenne à long terme. Le résultat qui se situe à l'intérieur d'un écart type de la moyenne à long terme indique généralement un équilibre des conditions du marché.

Une comparaison entre le ratio des ventes par rapport aux nouvelles inscriptions et la moyenne à long terme révèle qu'un peu plus de la moitié de l'ensemble des marchés locaux était en équilibre en novembre 2019, notamment dans le Grand Toronto et le Lower Mainland de la Colombie-Britannique. L'équilibre de ces marchés est toutefois en train de se resserrer. En revanche, une offre excédentaire de propriétés comparativement à la demande dans la plupart des régions de l'Alberta et de la Saskatchewan signifie que les négociations de vente continuent de favoriser les acheteurs. Parallèlement, une pénurie continue de propriétés à vendre en Ontario, au Québec et dans les provinces de Maritimes continue de favoriser les propriétaires-vendeurs.

Par ailleurs, le nombre de mois d'inventaire est une autre mesure importante de l'équilibre entre l'offre et la demande. Il représente le temps qu'il faudrait compter pour vendre toutes les propriétés offertes au taux de vente actuel.

On ne comptait que 4,2 mois d'inventaire à l'échelle nationale à la fin de novembre 2019, soit le niveau le plus bas depuis l'été 2007. Cette mesure de l'équilibre du marché accuse un recul de plus en plus important en dessous de sa moyenne à long terme de 5,3 mois. Bien que le marché soit toujours en équilibre, la mesure actuelle suggère que les négociations de vente sont de plus en plus en faveur des propriétaires-vendeurs.

Les mesures nationales de l'équilibre du marché continuent de masquer d'importantes variations croissantes à l'échelle régionale. Le nombre de mois d'inventaire dépasse largement la moyenne à long terme dans les provinces des Prairies, ainsi qu'à Terre-Neuve-et-Labrador, ce qui donne amplement de choix aux acheteurs dans ces régions. En revanche, la mesure demeure bien en deçà des moyennes à long terme en Ontario, au Québec et dans les Maritimes, ce qui entraîne une forte concurrence parmi les acheteurs et crée un contexte favorable à la hausse des prix. La mesure est toujours bien équilibrée dans le Lower Mainland de la Colombie-Britannique, mais elle favorise de plus en plus les propriétaires-vendeurs.

L'Indice des prix des propriétés MLS® (IPP MLS®) global et composé a augmenté de 0,8 %. Il s'agit du sixième gain mensuel de l'Indice, qui se situe maintenant à presque 4 % au-dessus de son niveau le plus bas, atteint en mai dernier.

En novembre, les résultats de l'IPP MLS® étaient en hausse par rapport au mois précédent, et ce, sur 14 des 18 marchés mesurés par l'Indice.

Au cours des derniers mois, les prix des propriétés se sont généralement stabilisés dans les Prairies. Bien que cela demeure le cas à Calgary, à Edmonton et à Saskatoon, les prix des propriétés à Regina ont encore faibli. En revanche, les tendances des prix ont clairement commencé à reprendre le dessus dans le Lower Mainland de la Colombie-Britannique. Parallèlement, les prix ont commencé à rebondir sur les marchés de la région du Grand Golden Horseshoe, tout en continuant d'augmenter sur les marchés du logement situés à l'est de celui-ci.

Une comparaison des prix des propriétés à ceux de l'année dernière révèle d'importantes variations à l'échelle du pays; notamment une combinaison de gains et de pertes dans l'ouest et une hausse des prix dans l'est du Canada.

En novembre 2019, l'IPP MLS® global et composé réel (non désaisonnalisé) a connu une hausse d'une année à l'autre de 2,6 %. Il s'agit de la plus importante hausse d'une année à l'autre depuis mars 2018.

Les prix des propriétés dans le Grand Vancouver (-4,6 %) et la vallée du Fraser (-2,9 %) demeurent plus bas comparativement à ceux de l'année précédente, cependant les baisses sont moins marquées. Ailleurs en Colombie-Britannique, les prix des propriétés ont enregistré des hausses d'une année à l'autre dans la vallée de l'Okanagan (+1,4 %), à Victoria (+1,5 %) et ailleurs sur l'île de Vancouver (+2,8 %).

Calgary, Edmonton et Saskatoon ont enregistré des baisses d'une année à l'autre d'environ -2 %, tandis qu'à Regina, l'écart entre cette année et l'année dernière s'est creusé pour s'établir à -5,5 %. En Ontario, la croissance des prix d'une année à l'autre s'est accélérée de nouveau et est nettement supérieure à l'inflation globale des prix à la consommation dans la majeure partie du Grand Golden Horseshoe. Parallèlement, la croissance des prix s'est poursuivie sans interruption au cours des dernières années à Ottawa, à Montréal et à Moncton.

Toutes les catégories de propriétés de référence suivies par l'Indice ont affiché une hausse d'une année à l'autre. Les prix des maisons unifamiliales à deux étages ont affiché la hausse la plus importante, soit de 2,8 % d'une année à l'autre. La hausse des prix a été presque aussi forte pour les appartements (+2,6 % d'une année à l'autre) et les maisons unifamiliales à un étage (+2,5 % d'une année à l'autre), tandis que les prix des maisons en rangée ont connu une modeste hausse de 1,5 % comparativement à novembre 2018.

L'IPP MLS® est le meilleur moyen d'évaluer les tendances des prix, puisque les moyennes sont sujettes à de fortes distorsions occasionnées par les fluctuations qui surviennent dans la composition des ventes d'un mois à l'autre.

Le prix moyen réel (non désaisonnalisé) des propriétés vendues au pays en novembre 2019 se situait à environ 529 000 $, soit une hausse de 8,4 % comparativement au même mois l'année dernière

Le prix moyen national est fortement marqué par les ventes dans le Grand Vancouver et le Grand Toronto, deux des marchés les plus actifs et les plus chers au Canada. Si l'on exclut ces deux marchés du calcul, le prix moyen national baisse de près de 125 000 $ pour s'établir à un peu moins de 404 000 $ et réduit la hausse d'une année à l'autre à 6,9 %.

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