Le marché résidentiel canadien affiche un gain solide en novembre

Publié le par Service des communications

Sujet(s): Immobilier

Source: Association canadienne de l'immeuble

Le marché résidentiel canadien affiche un gain solide en novembre

Selon les statistiques publiées par l'Association canadienne de l'immeuble (ACI), les ventes résidentielles ont connu une forte poussée en novembre 2017.

Faits saillants :

  • Les ventes résidentielles réalisées à l'échelle nationale ont augmenté de 3,9 % d'octobre à novembre.
  • Les ventes réelles (non désaisonnalisées) se situaient à 2,6 % au-dessus du niveau atteint en novembre 2016.
  • Le nombre de nouvelles inscriptions a augmenté de 3,5 % d'octobre à novembre.
  • En novembre 2017, l'Indice des prix des propriétés MLS® (IPP MLS®) a augmenté de 9,3 % d'une année à l'autre.
  • Le prix de vente moyen au Canada a affiché une hausse de 2,9 % d'une année à l'autre en novembre.

En novembre 2017, les ventes résidentielles effectuées par l'entremise des systèmes MLS® canadiens ont augmenté de 3,9 % par rapport à octobre, ce qui représente un quatrième mois de hausses consécutives. Un bond des ventes de 16 % dans le Grand Toronto est à l'origine de plus des deux tiers de la hausse nationale. La poursuite de ce regain amène les résultats de novembre à un peu plus du mi-chemin entre le sommet enregistré en mars 2017 et le creux atteint en juillet.

Les ventes réelles (non désaisonnalisées) ont augmenté de 2,6 % d'une année à l'autre, ce qui constitue un nouveau record pour le mois de novembre. Il s'agit de la première augmentation d'une année à l'autre depuis mars, laquelle n'a pas été influencée par le Grand Toronto, dont l'activité continue de connaître une baisse notable depuis ses niveaux de l'an dernier à pareille date. Un certain nombre d'autres marchés de grande envergure ont affiché des hausses d'une année à l'autre, notamment le Grand Vancouver et la vallée du Fraser, Calgary, Edmonton, Ottawa et Montréal.

« Certains acheteurs dont la mise de fonds est supérieure à vingt pour cent pourraient décider d'acheter de façon plus précipitée en vue d'éviter d'avoir à se soumettre aux exigences hypothécaires plus rigoureuses qui entreront en vigueur au début de l'année prochaine », indique Andrew Peck, président de l'ACI. « Les données à ce sujet sont mitigées et reposent sur le marché du logement. Il sera intéressant de voir si les ventes de décembre affichent d'autres signes de précipitation des achats. Un courtier ou agent immobilier membre de l'ACI est votre meilleure source d'information et votre meilleur guide au moment de négocier l'achat ou la vente d'une maison en cette période de transition. »

« Les ventes à l'échelle nationale poursuivent leur élan positif à l'approche de la fin de l'année », indique Gregory Klump, l'économiste en chef de l'ACI. « Reste à voir si un élan plus prononcé aujourd'hui se traduira par une baisse de l'activité après l'entrée en vigueur des nouvelles règles hypothécaires le 1er janvier prochain. »

Le nombre de nouvelles inscriptions a affiché une hausse de 3,5 % en novembre, qui découle d'une forte augmentation du nombre de maisons à vendre dans l'ensemble du Grand Toronto.

Les ventes et les nouvelles inscriptions ayant toutes deux grimpé de façon similaire, le ratio national des ventes par rapport aux nouvelles inscriptions est passé à 56,4 % en novembre, soit sensiblement le même que celui d'octobre, qui s'établissait à 56,2 %. On parle normalement d'un marché national du logement équilibré lorsque le ratio national des ventes par rapport aux nouvelles inscriptions se situe entre 40 et 60 %; les résultats en dessous ou au-dessus de cette étendue indiquent qu'il s'agit respectivement d'un marché favorable à l'acheteur ou au propriétaire-vendeur.

Cela dit, la règle de base varie selon le marché local. Le degré auquel l'équilibre du marché actuel est au-dessus ou en dessous de sa moyenne à long terme et la durée de ces périodes constituent une manière plus sophistiquée d'évaluer si les conditions locales favorisent l'acheteur ou le propriétaire-vendeur. (Les mesures de l'équilibre du marché qui se situent à l'intérieur d'un écart type de la moyenne à long terme indiquent généralement un équilibre du marché.)

Si l'on effectue une comparaison entre le ratio des ventes par rapport aux nouvelles inscriptions et sa moyenne à long terme, plus de la moitié de l'ensemble des marchés locaux étaient en équilibre en novembre 2017.

Le nombre de mois d'inventaire est une autre mesure importante de l'équilibre entre l'offre et la demande de logements. Il représente le temps qu'il faudrait compter pour vendre tout l'inventaire actuel au taux de vente actuel.

On comptait 4,8 mois d'inventaire à l'échelle nationale à la fin de novembre 2017, soit une légère baisse par rapport à 4,9 mois en octobre et à la moyenne à long terme de 5,2 mois.

À 2,4 mois, le Grand Golden Horseshoe affiche une forte hausse par rapport au creux record de 8 mois enregistré en février et mars. Cet inventaire reste toutefois en deçà de la moyenne à long terme de 3,1 mois pour cette région.

L'IPP MLS® global et composé a grimpé de 9,3 % d'une année à l'autre en novembre 2017, ce qui représente une poursuite du ralentissement des gains enregistrés sur un an qui s'est amorcé au printemps, et la plus faible hausse depuis février 2016.

La décélération de la croissance des prix s'explique par un recul des tendances des prix dans les marchés du Grand Golden Horseshoe suivis par l'indice, surtout en ce qui concerne les maisons unifamiliales.

Les appartements ont encore affiché les hausses de prix les plus importantes d'une année à l'autre en novembre (+19,4 %), suivis des maisons en rangée (+12,3 %), des maisons unifamiliales à un étage (+6 %) et des maisons unifamiliales à deux étages (+5,3 %).

Les prix des propriétés de référence étaient en hausse d'une année à l'autre dans 11 des 13 marchés suivis par l'IPP MLS®.

Après avoir fléchi dans la seconde moitié de l'année passée, les prix des propriétés de référence ont repris une pente ascendante dans le Lower Mainland, en Colombie-Britannique, et établissent maintenant de nouveaux records (Grand Vancouver : +14 % d'une année à l'autre; vallée du Fraser : +18,5 % d'une année à l'autre).

Les prix des propriétés de référence ont affiché une hausse d'environ 14 % d'une année à l'autre à Victoria et de 18,5 % ailleurs sur l'île de Vancouver en novembre, soit des gains semblables à ceux d'octobre.

Les hausses des prix de référence ont ralenti considérablement d'une année à l'autre dans le Grand Toronto, à Oakville-Milton et à Guelph, mais demeurent au-dessus des niveaux de l'année précédente (Grand Toronto : +8,4 % d'une année à l'autre; Oakville-Milton : +3,5 % d'une année à l'autre; Guelph : +13,4 % d'une année à l'autre).

Les prix de référence d'une année à l'autre se sont à peine maintenus en territoire positif à Calgary (+0,3 %), alors qu'ils étaient en repli à Regina et à Saskatoon par rapport à novembre 2016 (-3,5 % d'une année à l'autre et -4,1 % d'une année à l'autre, respectivement).

Les prix des propriétés de référence ont affiché une hausse de 6,7 % d'une année à l'autre à Ottawa, poussés par une hausse de 7,6 % du prix des maisons unifamiliales à deux étages, de 5,6 % dans le Grand Montréal, poussés par une hausse de 8,3 % du prix des maisons en rangée, et de 4,6 % dans le Grand Moncton, poussés par une hausse de 7,8 % du prix des maisons unifamiliales à un étage.

L'Indice des prix des propriétés MLS® (IPP MLS®) est le meilleur moyen d'évaluer les tendances des prix, puisque la moyenne des prix est sujette à de fortes distorsions occasionnées par les fluctuations qui surviennent dans la composition des ventes d'un mois à l'autre.

Le prix moyen réel (non désaisonnalisé) des maisons vendues au pays en novembre 2017 frôlait 504 000 $, soit une hausse de 2,9 % par rapport à la même période l'année précédente. Le prix moyen national est fortement marqué par les ventes dans le Grand Vancouver et le Grand Toronto, qui représentent les deux marchés les plus actifs et chers au Canada. Si l'on exclut ces deux marchés du calcul, le prix moyen baisse de plus de 120 000 $ par rapport à la moyenne nationale (pour s'établir à un peu plus de 381 000 $).

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