La baisse des ventes résidentielles se poursuit en novembre au Canada

Publié le par Service des communications

Sujet(s): Immobilier

La baisse des ventes résidentielles se poursuit en novembre au Canada

Selon les statistiques publiées aujourd'hui par L'Association canadienne de l'immeuble (ACI), les ventes résidentielles ont affiché une autre baisse mensuelle en novembre 2018.

Faits saillants :

  • Les ventes résidentielles à l'échelle nationale ont diminué de 2,3 % d'octobre à novembre.
  • Les ventes réelles (non désaisonnalisées) ont chuté de 12,6 % par rapport à l'an dernier.
  • Le nombre de nouvelles inscriptions a diminué de 3,3 % d'octobre à novembre.
  • En novembre, l'Indice des prix des propriétés MLS® (IPP MLS®) a augmenté de 2 % d'une année à l'autre.
  • Le prix de vente moyen au Canada a reculé de 2,9 % d'une année à l'autre en novembre.

Les ventes résidentielles effectuées par l'entremise des systèmes MLS® canadiens ont reculé de 2,3 % en novembre 2018, ce qui ajoute au déclin de 1,7 % enregistré en octobre. Bien que le nombre de maisons ayant changé de main soit toujours en hausse, par rapport à son point le plus bas au printemps, il demeure sous les niveaux mensuels affichés de 2014 à 2017.

Les transactions ont reculé dans un peu plus de la moitié de tous les marchés locaux, notamment dans le Grand Toronto, le Grand Vancouver et Hamilton-Burlington, ce qui a atténué la hausse connue à Edmonton.

Les ventes réelles (non désaisonnalisées) ont affiché une baisse de 12,6 %, d'une année à l'autre, pour s'établir en deçà de la moyenne sur 10 ans pour le mois de novembre. Les ventes ont chuté, par rapport à l'année dernière, dans les trois quarts des marchés locaux, y compris le Lower Mainland de la Colombie-Britannique, Calgary, le Grand Toronto et Hamilton-Burlington.

« Les ventes à l'échelle du pays ont perdu un peu de leur élan au cours des derniers mois, mais les tendances du marché local pourraient être différentes, et elles le sont très souvent », selon la présidente de l'ACI, Barb Sukkau. « L'immobilier est tout à fait local. Un courtier ou agent immobilier membre de l'ACI demeure votre meilleure source d'information et votre meilleur guide au moment de négocier l'achat ou la vente d'une maison, en cette période de transition », précise-t-elle.

« Le déclin de l'accessibilité à la propriété, causé par la simulation de crise des prêts hypothécaires instaurée cette année, demeure très présent », mentionne Gregory Klump, économiste en chef de l'ACI. « Malgré le soutien des fondements économiques et démographiques, les ventes résidentielles ont entamé une tendance à la baisse au Canada. Tandis que nous anticipions le recouvrement des ventes, à la suite d'une importante baisse d'activité plus tôt cette année en raison de l'introduction de la simulation de crise, le rebond semble plutôt avoir atteint la fin de son cours. »

Le nombre de maisons nouvellement inscrites a baissé de 3,3 % d'octobre à novembre, alors que la nouvelle offre chutait dans presque 70 % de tous les marchés locaux.

Puisque les nouvelles inscriptions ont reculé davantage que les ventes en novembre, le ratio des ventes par rapport aux nouvelles inscriptions s'est légèrement resserré pour s'établir à 54,8 %, comparativement à 54,2 % en octobre. Cette mesure de l'équilibre du marché est demeurée près de la moyenne à long terme de 53,4 %, depuis le début de 2018.

Le degré auquel l'équilibre du marché actuel est au-dessus ou en dessous de sa moyenne à long terme et la durée de ces périodes constituent un moyen utile d'évaluer si les conditions locales favorisent l'acheteur ou le propriétaire-vendeur. Les mesures de l'équilibre du marché qui se situent à l'intérieur d'un écart type de la moyenne à long terme indiquent généralement un équilibre des conditions du marché.

La comparaison du ratio des ventes par rapport aux nouvelles inscriptions à la moyenne à long terme montre qu'environ 60 % de l'ensemble des marchés locaux étaient en équilibre en novembre 2018.

Le nombre de mois d'inventaire est une autre mesure importante de l'équilibre entre l'offre et la demande. Il représente le temps qu'il faudrait compter pour vendre tout l'inventaire courant au taux de vente actuel.

On comptait 5,4 mois d'inventaire à l'échelle nationale à la fin de novembre 2018. Même si ce chiffre correspond presque exactement à la moyenne nationale à long terme de 5,3 mois, le nombre de mois d'inventaire dépasse largement la moyenne à long terme dans les provinces des Prairies, ainsi qu'à Terre-Neuve-et-Labrador. En revanche, la mesure est bien en dessous de sa moyenne à long terme en Ontario, au Nouveau-Brunswick et à l'Île-du-Prince-Édouard. D'autres provinces ont affiché des ventes et un inventaire plus équilibrés.

L'Indice des prix des propriétés MLS® (IPP MLS®) global et composé a grimpé de 2 % d'une année à l'autre, en novembre 2018. La hausse est semblable aux gains affichés depuis juillet.

Les appartements ont connu les hausses de prix les plus importantes d'une année à l'autre en novembre (+6 %), suivis des maisons en rangée (+4 %). En comparaison, le prix des maisons unifamiliales à un étage a légèrement augmenté (+0,4 %), tandis que celui des maisons unifamiliales à deux étages est demeuré stable (+0,1 %).

Les tendances continuent de varier grandement au sein des 17 marchés immobiliers suivis par l'IPP MLS®. En Colombie-Britannique, la hausse des prix des propriétés montre un ralentissement d'une année à l'autre dans la vallée du Fraser (+4,7 %) et à Victoria (+7,2 %). À l'inverse, la hausse des prix s'est accrue ailleurs sur l'Île de Vancouver (+12,6 %) et, pour la première fois en cinq ans, elle présentait une baisse (-1,4 %) par rapport à l'année précédente dans le Grand Vancouver.

Dans les marchés résidentiels du Grand Golden Horseshoe suivis par l'indice, les prix des propriétés étaient en hausse par rapport à l'année précédente à Guelph (+9,3 %), dans la région de Niagara (+7,2 %), à Hamilton-Burlington (+6,3 %), à Oakville-Milton (+3,4 %) et dans le Grand Toronto (+2,7 %). En contrepartie, les prix des maisons à Barrie and District demeurent sous les niveaux de l'année précédente (-2,1 %).

Dans les Prairies, les prix des propriétés de référence sont restés sous les niveaux de l'année précédente à Calgary (-2,9 %), à Edmonton (-1,9 %), à Regina (-4 %) et à Saskatoon (-0,3 %). En raison de l'offre élevée par rapport aux ventes, le prix des propriétés demeurera faible dans ces marchés de l'habitation, jusqu'à ce qu'ils atteignent l'équilibre.

Les prix des propriétés ont augmenté de 6,6 % d'une année à l'autre à Ottawa (poussés par une hausse de 7,3 % du prix des maisons unifamiliales à deux étages), de 6,2 % dans le Grand Montréal (poussés par une hausse de 9,4 % du prix des maisons en rangée) et de 4,2 % dans le Grand Moncton (poussés par une hausse de 11,2 % du prix des maisons en rangée).

L'IPP MLS® est le meilleur moyen d'évaluer la tendance des prix, puisque la moyenne des prix est sujette à de fortes distorsions occasionnées par les fluctuations qui surviennent dans la composition des ventes d'un mois à l'autre.

Le prix moyen réel (non corrigé des variations saisonnières) des maisons vendues en novembre 2018 s'élevait à un peu plus de 488 000 $, en baisse de 2,9 % par rapport au même mois de l'année dernière.

Le prix moyen national est largement influencé par les ventes du Grand Vancouver et du Grand Toronto, qui représentent les deux marchés les plus actifs et les plus chers au Canada. Si l'on exclut ces deux marchés du calcul, le prix moyen national baisse de près de 110 000 $ pour s'établir à juste un peu plus de 378 000 $.

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