Peu de répit en vue pour l'accessibilité à la propriété au Canada en 2019, selon les Services économiques RBC

Publié le par Service des communications

Sujet(s): Immobilier

Peu de répit en vue pour l'accessibilité à la propriété au Canada en 2019, selon les Services économiques RBC
  • Les augmentations de taux d'intérêt de la Banque du Canada continueront d'exercer des pressions à la hausse sur les coûts de propriété en 2019
  • Au troisième trimestre, la mesure d'accessibilité à la propriété de RBC a atteint son pire niveau au Canada depuis 1990
  • L'accessibilité a atteint des niveaux critiques à Vancouver et à Toronto, mais c'est à Montréal qu'elle s'est le plus érodée au troisième trimestre

Il est peu probable que l'année à venir offre beaucoup de répit sur le plan de l'accessibilité à la propriété au Canada, selon le plus récent rapport Tendances immobilières et accessibilité à la propriété publié aujourd'hui par les Services économiques RBC.

On prévoit de nouvelles augmentations de taux d'intérêt par la Banque du Canada en 2019, ce qui maintiendra la pression à la hausse sur les coûts de propriété. Cependant, le prix des maisons devrait reculer quelque peu dans plusieurs marchés clés et le revenu des ménages devrait continuer d'augmenter, ce qui compensera en partie les effets négatifs.

Au troisième trimestre de 2018, la mesure globale d'accessibilité à la propriété de RBC a atteint 53,9 %, soit une hausse de 1,5 point de pourcentage par rapport à l'année précédente. La mesure d'accessibilité à la propriété exprime une proportion du revenu d'un ménage. Une augmentation de la mesure représente une diminution de l'accessibilité à la propriété.

Par le passé, l'augmentation de la mesure de RBC était entièrement attribuable à la hausse des taux d'intérêt. En ajoutant les tests de résistance hypothécaire, les perspectives se sont assombries davantage pour bon nombre d'acheteurs canadiens.

Le test de résistance de cette année exigeait que les emprunteurs hypothécaires soient admissibles à un taux d'intérêt considérablement plus élevé que celui qui leur est offert ; par conséquent, le revenu nécessaire pour acheter une maison s'est accru de plusieurs milliers de dollars dans tous les marchés du pays.

« Les acheteurs de Vancouver, de Toronto et de Victoria devaient avoir un revenu de deux à trois fois plus élevé que le revenu médian des ménages pour être admissibles à l'achat d'une maison moyenne au troisième trimestre, souligne Craig Wright, premier vice-président et économiste en chef, RBC. En raison de la faible accessibilité, il est pratiquement impossible pour certains acheteurs, souvent de jeunes ménages, d'entrer sur le marché du logement dans ces villes. »

L'augmentation du revenu admissible au cours des trois dernières années est encore plus troublante. Par exemple, le revenu requis pour pouvoir acheter une maison moyenne à Vancouver a augmenté de 84 000 $ (66 %). Cette situation est principalement attribuable à l'augmentation des prix et au test de résistance.

Au cours des dernières années, la diminution considérable de l'accessibilité à la propriété dans les villes les plus chères du Canada a poussé de nombreux acheteurs à se tourner vers des propriétés dont le prix est moins élevé, notamment les copropriétés. L'augmentation de la demande de copropriétés qui en a résulté a propulsé les prix à la hausse pour ce type d'habitations. La mesure d'accessibilité de RBC pour les copropriétés au Canada a augmenté de 3,6 points de pourcentage depuis un an, comparativement à 1,2 point de pourcentage seulement pour la mesure relative aux habitations individuelles.

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