ENQUÊTE LOCATIVE DU PRINTEMPS 2011 DE LA SCHL

Publié le par SCHL

Sujet(s): Immobilier,

Source: Service des communications

ENQUÊTE LOCATIVE DU PRINTEMPS 2011 DE LA SCHL

 ENQUÊTE LOCATIVE DU PRINTEMPS 2011 DE LA SCHL

 MONTRÉAL, 9 juin 2011 – Selon l’Enquête sur les logements locatifs réalisée au printemps par la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL), le taux d’inoccupation moyen des immeubles d’initiative privée comprenant trois logements et plus s’établissait à 2,4 % en avril dans les centres urbains (10 000 habitants et plus) du Québec. Le repli de 0,1 point par rapport à la même période l’an dernier, le mouvement n’était évidement pas significatif sur le plan statistique.  Ce résultat est en grande partie attribuable à l’influence de la Région métropolitaine de recensement (RMR) de Montréal - dont l’univers représente les  deux tiers du parc locatif de la province – mais aussi aux autres régions de la province. Par ailleurs, l’enquête ne révèle pas de mouvements de forte ampleur au niveau des RMR. En ce qui a trait aux autres agglomérations urbaines, l’enquête rapporte un taux presque identique (2,5 %) dans les agglomérations de 10 000 à 49 999 et un taux de 2,9 % du côté des agglomérations de 50 000 à 99 999 habitants (voir tableau).

« Le portrait du marché selon la taille du logement est assez uniforme dans la province et n’a pas beaucoup changé depuis plusieurs années : le marché est plus serré dans le segment des grands appartements. En effet, le taux d’inoccupation est notablement plus faible du côté des appartements de deux et de trois chambres (2,0 % et 1,4 % respectivement) que pour les studios (5,9 %). Plus encore, leur taux n’ont pas significativement changé depuis le printemps dernier », note Kevin Hughes, économiste régional à la SCHL. 

La variation estimative du loyer moyen dans les immeubles existants n’a pas sensiblement changé.

Elle se chiffre à 2,3 % par rapport à 2010. Cependant, le taux de disponibilité (4,7 %) a reculé par rapport au printemps dernier. Parmi les facteurs qui ont contribué à ce resserrement du marché, deux sont à souligner : la force récente relative du marché du travail des jeunes et un ralentissement de l’accession à la propriété.

« De façon globale, certaines forces ont engendré un relâchement du marché locatif pendant que d’autres ont agi en sens contraire. Du côté de l’offre, elle fut encore faible. Du côté de la demande, l’effet la progression de l’emploi chez les jeunes et la moins forte accession à la propriété a été compensé par le recul du bilan migratoire. Et donc, à l’instar du passé récent – mais pour des raisons différentes, l’enquête du printemps 2011 traduit la rencontre de forces opposées qui, au total, n’ont pas engendré de variation », ajoute Kevin Hughes.

 Le taux d’inoccupation est demeuré stable en 2011 dans la RMR de Montréal (2,5 %). À l’instar du portrait provincial, les plus petits logements seraient les moins populaires. En effet, le taux d’inoccupation est significativement plus élevé  dans les studios (6,2 %) que dans les autres types d’appartements. Le taux d’inoccupation atteint 2,5 % dans les appartements d’une chambre, 1,9 % dans les appartements deux chambres et 1,0 % dans les appartements de trois chambres et plus. On note également que le taux d’inoccupation dans les appartements de deux chambres n’est pas significativement différent de celui des appartements de trois chambres et plus. Les dynamiques quiont influencé les résultats pour la RMR sont semblables à celles évoquées pour l’ensemble de la province.

 Même si il demeure le plus serré des grands centres de la province, le marché locatif de la RMR de Québec s’est desserré comparativement au printemps de 2010. Le taux d’inoccupation était de 1,0 % en avril dernier, comparativement à 0,4 % à la même période l’an dernier. Ce résultat traduit toujours une demande relativement forte qui s’explique, entre autres, par le fait que le marché du travail y demeure actif. Les conditions récentes du marché ont provoqué une variation estimative de 2,6 % du loyer moyen des appartements. Selon l’enquête, le loyer moyen d’un logement était de 694 $ en avril dernier.

 Malgré l’enregistrement d’un taux d’inoccupation inférieur à celui affiché au printemps de 2010 (2,2 % contre 2,8 % en 2010), la marge de variation statistique propre à la région de Gatineau ne permet pas d’établir un resserrement du marché locatif en avril 2011. Par ailleurs, on n’observe pas de différences importantes lorsque l’on décompose ce résultat par taille d’appartement. L’enquête du printemps de 2011 rapporte un taux de disponibilité de 3,5 % et un loyer moyen de 695 $. La partie québécois de la RMR d’Ottawa-Gatineau comprend un univers de moins de 20 000 logements (comparativement à près de 73 000 pour la RMR de Québec et a environ 32 000 à pour la région de Sherbrooke)

La stabilité du taux d’inoccupation dans la région de Sherbrooke (3,7 %) traduit une croissance de l’offre et de la demande au cours de la dernière année. Du côté de l’offre, on dénote une légère augmentation d’appartements locatifs dans la région. Du côté de la demande, plusieurs facteurs ont influencé le marché locatif, dont un ralentissement de l’accession à la propriété, la progression récente de l’emploi des jeunes depuis la dernière récession. Un élément important qui a contribué à soutenir la demande d’unités locatives est le solde migratoire élevé qu’a connu la région, en particulier l’immigration. Pour toutes les tailles de logement, la différence entre les taux d’inoccupation de 2010 et 2011 ne sont pas statistiquement significatifs.

Enregistrant un taux d’inoccupation de 4,2 % (comparativement à 2,5 % au printemps dernier), le marché locatif de la RMR de Trois-Rivières s’est indéniablement desserré ce printemps. Ceci s’inscrit dans le sillage du mouvement de détente amorcé en 2009. Contrairement à plusieurs grands centres, une offre notable de logements locatifs a contribué à ce résultat. La ventilation du dernier résultat révèle un relâchement significatif dans la catégorie des appartements de deux chambres à coucher, segment de loin le plus important de ce marché. La région se démarque également en n’ayant pas de différences significatives du taux d’inoccupation selon la taille du logement.

À l’image de la province, le bilan enregistré pour la région de Saguenay est inchangé depuis l’an dernier. Pour l’ensemble de ce marché, le taux d’inoccupation y est de 1,9 %. Selon les résultats de l’enquête, les segments des appartements de deux et de trois chambres seraient les plus serrés de cette région. Le moyen, qui se chiffre à 517 $ n’est pas statistiquement significatif lorsque comparé à celui enregistré au printemps dernier. Quant au taux de disponibilité, il a diminué de façon significative, passant de 9,5 % à 5,2 % au printemps de 2011.

 

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