Faible croissance du revenu moyen des familles au Canada

Publié le par Association des Propriétaires du Québec

Sujet(s): Divers

Source: Statistiques Canada

Faible croissance du revenu moyen des familles au Canada

Selon les plus récentes données de l'Enquête sur la dynamique du travail et du revenu, la plupart des familles canadiennes ont enregistré une faible croissance du revenu médian après impôts en 2005, tandis qu'il est demeuré inchangé pour les personnes seules.

Le revenu médian après impôts des familles canadiennes composées de deux personnes ou plus s'est accru de 1,6 % par rapport à 2004 pour se fixer à 56 000 $, après correction pour tenir compte de l'inflation. Cette augmentation de revenu après impôts fait suite à un accroissement de 1,3 % affiché en 2004.

Bien que la plupart des types de familles aient enregistré une croissance de leur revenu après impôts, il en va tout autrement pour les familles de personnes âgées et les personnes seules. En effet, parmi les familles de personnes âgées (celles dont le principal soutien économique était âgé de 65 ans et plus), le revenu médian après impôts est demeuré pratiquement inchangé, se chiffrant à 40 400 $ en 2005. Toutefois, il s'agit d'une hausse de 15 % en termes réels par rapport à 1996 (principalement le résultat de cinq années de hausses consécutives amorcées en 1997).


Note aux lecteurs

Le présent communiqué porte sur le revenu des familles économiques et le faible revenu au Canada. Les données antérieures à 1996 proviennent de l'Enquête sur les finances des consommateurs. À partir de 1996, les données proviennent de l'Enquête sur la dynamique du travail et du revenu.

Il convient de noter que ce rapport analyse le revenu familial en se basant sur les valeurs médianes. La médiane est la valeur qui sépare les revenus des familles en deux parties égales, la moitié des familles ayant un revenu supérieur à cette valeur et l'autre moitié, un revenu inférieur. Tous les revenus estimés sont exprimés en dollars constants de 2005 afin de tenir compte de l'inflation et d'établir des comparaisons dans le temps, en termes réels.

Le revenu du marché est égal à la somme des gains provenant d'un travail salarié, du revenu net provenant d'un travail autonome, du revenu de placements (excluant les gains en capital) et du revenu provenant d'un régime privé de retraite. Il est également appelé revenu avant impôts et transferts. Le revenu après impôts est la somme du revenu du marché et des transferts gouvernementaux, moins l'impôt sur le revenu.

Le taux de faible revenu calculé par Statistique Canada représente le pourcentage de familles qui se situent sous le seuil de faible revenu (SFR). Le SFR est une mesure statistique des seuils de revenu sous lesquels les Canadiens consacrent vraisemblablement une part de leur revenu supérieure à la moyenne aux nécessités de la vie, c'est-à-dire la nourriture, le logement et l'habillement. Pour obtenir plus de renseignements, consultez l'article «À propos de la pauvreté et du faible revenu» (13F0027XIF, gratuit) offert en ligne.

Un rapport complémentaire, qui sera publié sous peu, portera sur les Canadiens âgés de 18 à 64 ans vivant seuls et en situation de faible revenu.


Le revenu médian après impôts des personnes seules ou célibataires est demeuré stable, se situant à 21 400 $ en 2005. Les personnes seules représentaient environ 14 % de la population en 2005, comparativement à 11 % deux décennies auparavant.

Le revenu médian après impôts des personnes âgées vivant seules s'élevait à 19 600 $ en 2005, soit essentiellement le même qu'en 2004.

La majeure partie du revenu total des familles canadiennes provient du revenu du marché, qui est la somme du revenu d'emploi, du revenu de placements et du revenu provenant d'un régime privé de retraite.

Les données de l'Enquête sur la dynamique du travail et du revenu (EDTR) révèlent également que le pourcentage des familles canadiennes vivant sous le seuil de faible revenu (SFR) de Statistique Canada, fondé sur le revenu après impôts, est demeuré inchangé en 2005.

On estime à 655 000 le nombre de familles canadiennes à faible revenu en 2005, c'est-à-dire à 7,4 % de l'ensemble des familles. De plus, environ 788 000 enfants âgés de moins de 18 ans vivaient au sein de familles à faible revenu, représentant 11,7 % du nombre total.

Le revenu du marché est demeuré pratiquement inchangé

Pour les familles et les célibataires, le revenu du marché représentait la plus grande part de leur revenu total. Le revenu médian du marché des familles et des célibataires est demeuré essentiellement le même entre 2004 et 2005.

En 2005, le revenu médian du marché pour les familles biparentales avec enfants s'élevait à 72 800 $.

Le revenu médian du marché des familles monoparentales ayant une femme à leur tête est demeuré pratiquement inchangé depuis 2004, se situant à 22 200 $. Cependant, ce revenu représente une importante augmentation par rapport au montant de 8 600 $ affiché en 1996, soit l'année où il a atteint son plus bas niveau en 25 ans. Cette croissance au cours de la dernière décennie reflète, en grande partie, les gains plus élevés ainsi qu'une plus grande proportion des mères qui se retrouvent sur le marché du travail.

Stabilité de l'impôt et des transferts

Les impôts sur le revenu des particuliers ainsi que les transferts gouvernementaux médians sont demeurés pratiquement inchangés pour les familles et les personnes seules.

En effet, pour chaque tranche de 100 $ du revenu total des familles canadiennes en 2005, 10 $ en moyenne provenaient de transferts gouvernementaux, comparativement à 8 $ en 1980, soit le montant le plus bas enregistré en 25 ans, et à 13 $ au début des années 1990, soit le montant le plus élevé.

L'impôt sur le revenu des familles représentait 17 $ par tranche de 100 $ de revenu total en 2005, comparativement à 15 $ (niveau le plus bas) en 1980 et à 20 $ (niveau le plus élevé) en 1998.

Ces changements survenus entre 1980 et 2005 reflètent différents facteurs tels que les récessions, les périodes d'essor économique, les changements apportés à la fiscalité et aux programmes de transferts de même que les changements démographiques tels la composition de la famille, le statut d'étudiant ainsi que le vieillissement de la population.

Inégalité du revenu : élargissement de l'écart entre les familles dont le revenu est le plus faible et celles dont le revenu est le plus élevé

Afin d'analyser l'inégalité du revenu, les familles ont été divisées en cinq groupes ou quintiles, selon l'ordre ascendant du revenu après impôts des familles. Chaque quintile représentant 20 % ou un cinquième de l'ensemble des familles.

L'écart observé entre les familles avec le revenu le plus faible et celles dont le revenu est le plus élevé, indiquant une inégalité du revenu, s'est élargi au cours de la dernière décennie. Ainsi, l'écart entre le quintile supérieur et le quintile inférieur, qui s'établissait à 83 800 $ en 1980, a fluctué entre 79 500 $ et 84 500 $ jusqu'en 1996. En 2005, l'écart avait atteint 105 400 $.

La moyenne du revenu après impôts en 2005 était de 128 200 $ pour la tranche de 20 % des familles ayant les revenus les plus élevés, comparativement à 22 800 $ pour la tranche de 20 % des familles ayant les revenus les plus faibles.

Bien que tous les quintiles aient bénéficié de la conjoncture économique favorable que l'on connaît depuis le début des années 1990, les familles situées dans le quintile supérieur sont celles qui en ont profité le plus. En effet, depuis 1996, la moyenne de leur revenu après impôts a augmenté de 24 %, comparativement à environ 18 % pour les autres quintiles.

La tranche de 20 % des Canadiens ayant les revenus les plus élevés payent près de 60 % de l'impôt sur le revenu des particuliers

En 2005, la tranche de 20 % des familles et des personnes seules dont le revenu après impôts représente le revenu le plus élevé ont contribué à près de 60 % du total des impôts sur le revenu des particuliers, en hausse par rapport au taux de 50 % inscrit en 1980.

Ce changement reflète, en partie, l'augmentation de leur part de revenu total après impôts et la nature de redistribution du régime d'impôt sur le revenu des particuliers du Canada.

Les transferts gouvernementaux ainsi que les régimes fiscaux des gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux facilitent la redistribution des revenus des Canadiens bénéficiant de revenus plus élevés vers les Canadiens à faible revenu (réduisant ainsi l'inégalité des revenus).

En 2005, la moyenne de revenu du marché des familles du quintile supérieur était 12,8 fois plus élevée que celle des familles du quintile inférieur. Par contre, une fois la distribution de tous les transferts gouvernementaux effectuée, ce ratio chute pour se situer à 6,9 fois plus élevé. Après impôts, le revenu moyen du marché des familles du quintile supérieur était 5,6 fois plus élevé que celui des familles du quintile inférieur.

Le taux de faible revenu demeure inchangé pour la plupart des types familles

Le taux de faible revenu mesure le pourcentage des familles sous le SFR de Statistique Canada. Le SFR représente une mesure statistique des seuils de revenu sous lesquels la plus grande part du revenu des Canadiens est consacrée aux besoins essentiels que sont la nourriture, le logement et l'habillement.

On estime que, en 2005, 655 000 familles canadiennes étaient sous le SFR après impôts, soit 7,4 % des familles, ce qui constitue une proportion inchangée par rapport à 2004. L'écart moyen de 7 900 $ représentait le montant dont ces familles avaient besoin afin d'élever leur revenu au-dessus du seuil de faible revenu.

Le taux de faible revenu des familles monoparentales ayant une femme à leur tête a chuté, passant de 36,0 % en 2004 à 29,1 % en 2005. Cet écart reflète la tendance à la hausse du revenu du marché au cours des dernières années, engendrée par une hausse des gains ainsi que par un nombre plus élevé de femmes gagnant un revenu.

Bien que ce déclin marque une tendance décroissante amorcée il y a quatre ans, la fréquence du faible revenu pour les familles monoparentales ayant une femme à leur tête est plus de quatre fois plus élevée que celle des familles biparentales avec enfants.

En 2005, le nombre de personnes à faible revenu s'élevait à environ 3,4 millions. Ces dernières représentaient 10,8 % de l'ensemble des Canadiens en 2005, comparativement à 11,4 % en 2004, et bien en deçà du sommet de 15,7 % atteint en 1996.

En 2005, le taux de faible revenu parmi les personnes âgées est demeuré stable, se situant à 6,1 %.

On estime que 788 000 enfants âgés de moins de 18 ans vivaient au sein de familles à faible revenu en 2005, soit moins qu'en 1996 (1,3 million). Environ 11,7 % des enfants vivaient au sein de familles à faible revenu en 2005, soit bien en deçà du niveau record de 18,6 % noté en 1996.

En 2005, 320 000 enfants, soit un peu moins de la moitié des enfants provenant de familles à faible revenu, vivaient au sein de familles monoparentales ayant une femme à leur tête. Le taux de faible revenu chez ces enfants était plus de quatre fois plus élevé que celui des enfants vivant au sein de familles biparentales. Par contre, le taux de faible revenu pour ces enfants est passé de 40,4 % en 2004 à 33,4 % en 2005.

Provinces : Pour une deuxième année consécutive, les familles de l'Alberta présentaient le revenu médian le plus élevé

Pour une deuxième année consécutive, les familles de l'Alberta composées de deux personnes ou plus ont enregistré le revenu médian après impôts le plus élevé.

Les familles albertaines ont déclaré un revenu médian de 64 700 $ comparativement à 61 000 $ pour les familles ontariennes. Les deux provinces se situaient bien au-dessus de la médiane nationale de 56 000 $.

En 2003, les revenus de l'Alberta et de l'Ontario étaient pratiquement identiques. En 2004, les familles albertaines sont passées en tête et ont accrû leur avance en 2005.

En 2005, le revenu après impôts des familles québécoises a crû de 3,5 % pour se fixer à 50 400 $. Le revenu après impôts est demeuré pratiquement inchangé dans toutes les autres provinces. Les familles de Terre-Neuve-et-Labrador ont enregistré le revenu après impôts le plus bas, s'élevant à 43 100 $.

Définitions, source de données et méthodes : numéros d'enquête, y compris ceux des enquêtes connexes, 3502 et 3889.

Un rapport plus détaillé, Le revenu au Canada, 2005 (75-202-XWF, gratuit), est offert dès aujourd'hui à partir du module Publications de notre site Web. Il contient une analyse ainsi que 15 tableaux à l'échelle du Canada et des provinces. La publication et le CD-ROM Tendances du revenu au Canada, 2005 (13F0022XIF, 209 $; 13F0022XCB, 209 $) paraîtront bientôt. Ils contiennent 40 tableaux à l'échelle du Canada et des provinces, ainsi que certaines données à l'échelon des régions métropolitaines de recensement.

Pour obtenir plus de renseignements ou pour en savoir davantage sur les concepts, les méthodes et la qualité des données, communiquez avec les Services à la clientèle au               613-951-7355        ou composez sans frais le               1-888-297-7355        (revenu@statcan.ca), Division de la statistique du revenu.

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