Le marché résidentiel canadien recule en avril

Publié le par Service des communications

Sujet(s): Immobilier

Le marché résidentiel canadien recule en avril

Selon les statistiques publiées aujourd’hui par L’Association canadienne de l’immeuble (ACI), les ventes résidentielles ont connu une chute entre mars et avril 2018.

Faits saillants :

  • Les ventes résidentielles réalisées à l’échelle nationale ont baissé de 2,9 % de mars à avril.
  • Les ventes réelles (non désaisonnalisées) se situaient à 13,9 % en dessous du niveau atteint en avril 2017.
  • Le nombre de maisons nouvellement inscrites a fléchi de 4,8 % de mars à avril.
  • En avril, l’Indice des prix des propriétés MLS® (IPP MLS®) a augmenté de 1,5 % d’une année à l’autre.
  • Le prix de vente moyen au Canada a affiché une baisse de 11,3 % d’une année à l’autre en avril.

Les ventes résidentielles effectuées par l’entremise des systèmes MLS® canadiens ont baissé de 2,9 % en avril 2018 pour atteindre leur niveau le plus bas en cinq ans (Graphique A). Près de 60 % de tous les marchés locaux rapportaient des ventes plus faibles, notamment dans la vallée du Fraser, à Calgary, à Ottawa et à Montréal.

En avril, les ventes réelles (non désaisonnalisées) ont affiché une baisse de 13,9 % par rapport à l’année précédente et ont atteint leur niveau le plus bas en sept ans pour le mois. Le marché se situait aussi à 6,9 % en deçà de la moyenne sur 10 ans pour le mois. Les ventes se situaient à des niveaux inférieurs à ceux de l’an dernier dans près de 60 % de tous les marchés locaux, principalement dans le Lower Mainland de la Colombie-Britannique et dans les marchés du Grand Golden Horseshoe et des environs.

« L’entrée en vigueur cette année de la simulation de crise pour les acheteurs dont la mise de fonds est supérieure à 20 pour cent continue d’assombrir les perspectives de ventes en avril », déclare Barb Sukkau, présidente de l’ACI. « Son impact sur les marchés de l’habitation varie d’une région à l’autre. Un courtier ou agent immobilier membre de l’ACI est votre meilleure source d’information et votre meilleur guide au moment de négocier l’achat ou la vente d’une maison en cette période de transition », précise-t-elle.

« La simulation de crise imposée à partir de cette année a plombé les ventes et déstabilisé l’équilibre des marchés du logement dans les provinces de l’Alberta, de la Saskatchewan et de Terre-Neuve-et-Labrador », explique Gregory Klump, l’économiste en chef de l’ACI. « Voilà exactement le genre de dommages collatéraux dont l’ACI avait averti le gouvernement. Sachant que les perspectives économiques de ces provinces ont été restreintes parce qu’elles sont étroitement liées à celles des ressources naturelles, le fait que le gouvernement décrive les effets de cette nouvelle politique comme faisant partie des conséquences attendues nous laisse perplexes. »

Le nombre de nouvelles inscriptions a affiché une baisse de 4,8 % en avril. Ayant atteint leur taux le plus bas en neuf ans pour ce mois, les nouvelles inscriptions se trouvaient à 12 % en deçà de la moyenne mobile sur 10 ans.

Les ventes ayant moins augmenté que les nouvelles inscriptions, le ratio des ventes par rapport aux nouvelles inscriptions s’est raffermi légèrement en avril pour s’établir à 53,7 %, par rapport à 52,6 % en mars. La moyenne à long terme de cette mesure se situe à 53,4 %.

On parle normalement d’un marché national du logement équilibré lorsque le ratio national des ventes par rapport aux nouvelles inscriptions se situe entre 40 et 60 %; les résultats en dessous ou au-dessus de cette étendue indiquent qu’il s’agit respectivement d’un marché favorable à l’acheteur ou au propriétaire-vendeur. Cela dit, la fourchette associée à l’équilibre varie selon le marché local.

Ainsi, le degré auquel l’équilibre du marché actuel est au-dessus ou en dessous de sa moyenne à long terme et la durée de ces périodes constituent une manière plus sophistiquée d’évaluer si les conditions locales favorisent l’acheteur ou le propriétaire-vendeur. Les mesures de l’équilibre du marché qui se situent à l’intérieur d’un écart type de la moyenne à long terme indiquent généralement un équilibre dans le marché.

Une comparaison entre le ratio des ventes par rapport aux nouvelles inscriptions et sa moyenne à long terme permet de constater qu’environ 60 % de l’ensemble des marchés locaux étaient en équilibre en avril 2018.

Le nombre de mois d’inventaire est une autre mesure importante de l’équilibre entre l’offre et la demande de logements. Il représente le temps qu’il faudrait compter pour vendre tout l’inventaire actuel au taux de vente actuel.

On comptait 5,6 mois d’inventaire à l’échelle nationale à la fin d’avril 2018, soit le niveau le plus élevé depuis septembre 2015. La moyenne à long terme de cette mesure se situe à 5,2 mois.

L’Indice des prix des propriétés MLS® (IPP MLS®) global et composé a grimpé de 1,5 % d’une année à l’autre en avril 2018. Cela représente une année complète de décélérations consécutives des gains d’une année à l’autre. Il s’agit aussi de la plus faible augmentation d’une année à l’autre depuis octobre 2009.

La décélération de la croissance des prix des maisons d’une année à l’autre s’explique largement par des tendances affichées dans les marchés du Grand Golden Horsehoe (GGH) suivis par l’indice. Même si les prix dans cette région se sont stabilisés et ont montré des signes modestes de regain d’un mois à l’autre, les résultats des comparaisons d’une année à l’autre se sont détériorés en raison de la montée rapide des prix il y a un an.

Les appartements ont encore affiché les hausses de prix les plus importantes d’une année à l’autre en avril (+14,7 %), suivis des maisons en rangée (+6,5 %). À l’inverse, le prix des maisons unifamiliales à un étage et à deux étages était à la baisse (respectivement -1,1 % et -4,8 % d’une année à l’autre).

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