La vulnérabilité globale du marché passe d’élevée à modérée

Publié le par Service des communications

Sujet(s): Immobilier

Source: SCHL

La vulnérabilité globale du marché passe d’élevée à modérée

Diffusée tous les trimestres, l’Évaluation du marché de l’habitation (EMH) analyse les marchés du Canada et donne une vue complète de leurs vulnérabilités. Elle tient compte de 4 principaux facteurs : la surchauffe, l’accélération de la croissance des prix, la surévaluation et la construction excessive. L’information et les analyses qu'elle fournit peuvent aider les Canadiens à prendre des décisions plus éclairées. Elles favorisent aussi un rajustement ordonné des déséquilibres du marché de l’habitation.

Nous publions un rapport EMH national et un rapport pour chacune des 15 régions métropolitaines de recensement (RMR) évaluées.

Le dernier numéro du rapport national présente les données en date du quatrième trimestre de 2018.

Le degré de vulnérabilité globale passe d’élevé à modéré

Après avoir été élevé durant 10 trimestres d’affilée, le degré de vulnérabilité globale du marché de l’habitation est devenu modéré pour l’ensemble du Canada. Voici les principaux facteurs qui expliquent sa diminution :

  • Le prix MLS® moyen corrigé de l’inflation a diminué de 5,4 % au quatrième trimestre de 2018 par rapport à un an plus tôt.
  • Le revenu personnel disponible corrigé de l’inflation s’est replié de 1,2 %. Cependant, la population des jeunes adultes s’est accrue de 1,9 % et a continué d’alimenter le bassin d’éventuels acheteurs d’un premier logement.

La baisse des prix des habitations et la hausse des accédants potentiels ont réduit la moyenne des estimations de surévaluation au quatrième trimestre.

Il continue d’y avoir des signes modérés de surévaluation. En revanche, l’estimation moyenne de la surévaluation est restée près de zéro durant les 3 derniers trimestres.

En outre, les signes d’accélération des prix des logements se sont atténués et sont maintenant jugés faibles. Quant aux signes de surchauffe et de construction excessive, ils demeurent faibles.

Ensemble, ces facteurs ont fait descendre le degré de vulnérabilité globale du marché canadien de l’habitation à « modéré ».

Des différences persistent entre les régions

Le degré de vulnérabilité est devenu modéré pour l’ensemble du Canada, mais il varie selon les régions. Voici un aperçu de la situation dans quelques grandes RMR :

Vancouver : degré élevé de vulnérabilité

La hausse des prix des logements ces dernières années a nettement dépassé celle du revenu. Cependant, ce déséquilibre est en train de se résorber. Notre analyse montre une diminution des signes de surchauffe et de surévaluation. Quant aux cotes pour l’accélération des prix et la construction excessive, elles sont maintenues.

Toronto : degré élevé de vulnérabilité

Il y a encore des signes de surchauffe, d’accélération des prix et de surévaluation à Toronto. Par contre, la surévaluation continue de diminuer, car les prix des logements se rapprochent des facteurs fondamentaux du marché de l’habitation. Au quatrième trimestre de 2018, les stocks d’unités achevées et invendues sont descendus à leur niveau le plus bas jamais enregistré. Les signes de construction excessive sont donc jugés faibles.

Montréal : degré faible de vulnérabilité

Depuis environ 2 ans, le degré de vulnérabilité globale demeure faible pour Montréal. Les prix sont restés en phase avec les facteurs économiques et démographiques fondamentaux. De plus, les indicateurs de construction excessive continuent d’être faibles. Toutefois, des signes de surchauffe sont maintenant détectés, en raison du resserrement marqué entre l’offre et la demande sur le marché de la revente.

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