Bien des droits mais peu d'obligations

Article verrouillé Publié le par Martin A. Messier

Sujet(s): Juridique,

Bien des droits mais peu d'obligations
Le monde de l'habitation au Québec prend parfois des allures loufoques. S'il fallait écouter les groupes représentant les locataires, il faudrait qu'on légifère pour permettre un contrôle encore plus serré des loyers (déjà très fortement contrôlé); geler le coût des loyers (actuellement les plus bas au Canada); ne pas faire d'enquête de crédit; ne pas avoir le droit de choisir son locataire; prendre le premier candidat qui se présente sinon c'est de la discrimination; ne prendre aucun dépôt lors de la signature du bail (même si la loi permet d'exiger le premier mois de loyer présentement); empêcher toute reprise de possession d'un logement par son propriétaire (permise seulement pour le propriétaire et les membres de sa famille immédiate); empêcher toute conversion en copropriété; interdire tout formulaire de demande de renseignements aux candidats locataires; etc.

N'allez surtout pas croire que ces groupes croient qu'ils pourraient exagérer! N'allez surtout pas croire qu'on vit sur une autre planète! Beaucoup de droits mais peu d'obligations pour les locataires au Québec. Des preuves: une méthode complètement désuète et débranchée de la réalité, celle de la fixation des loyers par la Régie du logement (les hausses accordées qui sont ridicules suite à des travaux majeurs); la cession de bail qui enlève le droit de gérance au propriétaire; l'absence de dépôt à la location pour garder les lieux loués en bon état, et on en passe.

A en croire certains groupes représentant les locataires, le propriétaire ne devrait pas avoir le droit de choisir un locataire. C'est la meilleure. Si on suit leur raisonnement, le propriétaire devrait prendre le premier candidat qui se présente sur les lieux. Sans faire de discrimination, il est normal que le propriétaire fasse un choix parmi plusieurs candidats qui ont un bon crédit et une bonne réputation. Nous imaginons également que le locataire peut aussi faire le choix de son propriétaire et cette tendance était particulièrement palpable durant les années où le taux d'inoccupation était très élevé. On oublie vite. On n'a pas à chambarder les règles du jeu à chaque fois que le taux d'inoccupation connaît une variation à la hausse ou à la baisse.

Ceci étant dit, il faut se rappeler cependant que l'immobilier et les logements résidentiels en particulier sont toujours de bons placements et qu'il faut toujours gérer avec beaucoup plus de rigueur nos investissements, en favorisant la négociation et les bonnes relations humaines avec nos locataires. L'APQ est toujours pro-active au niveau des dossiers de l'habitation qui touchent de près les propriétaires, tout en offrant à ses membres des services spécialisés au niveau du droit locatif en particulier. Deux facteurs favorisent présentement nos investissements, ce sont les bas taux d'intérêt et un faible taux d'inoccupation. C'est la bonne période pour consolider nos actifs, bien entretenir nos immeubles, miser sur une plus-value, et l'APQ est fière d'offrir des services précieux pour maximiser les investissements de nos membres dans l'immobilier, depuis déjà plus de 20 ans.

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