Le marché résidentiel canadien avance légèrement une fois de plus en septembre

Publié le par Service des communications

Sujet(s): Immobilier

Le marché résidentiel canadien avance légèrement une fois de plus en septembre

Selon les statistiques publiées aujourd'hui par l'Association canadienne de l'immeuble (ACI), les ventes résidentielles ont augmenté légèrement d'un mois à l'autre à l'échelle nationale en septembre, mais demeurent en deçà des niveaux enregistrés l'an dernier à pareille date.

Faits saillants :

  • Les ventes résidentielles réalisées à l'échelle nationale ont augmenté de 2,1 % d'août à septembre.
  • Les ventes réelles (non désaisonnalisées) se situaient à 11 % en deçà du niveau atteint en septembre 2016.
  • Le nombre de nouvelles inscriptions a augmenté de 4,9 % d'août à septembre.
  • En septembre 2017, l'Indice des prix des propriétés MLS® (IPP MLS®) a augmenté de 10,7 % d'une année à l'autre.
  • Le prix de vente moyen au Canada a affiché une hausse de 2,8 % d'une année à l'autre en septembre.

En septembre 2017, les ventes résidentielles effectuées par l'entremise des systèmes MLS® canadiens ont augmenté de 2,1 %. Malgré ce léger gain, qui suit une hausse encore plus faible en août, les ventes à l'échelle nationale restent à près de 12 % en deçà du record enregistré en mars.

Près de la moitié des marchés locaux ont connu une activité accrue d'août à septembre, surtout le Grand Vancouver et l'île de Vancouver, le Grand Toronto, London and St. Thomas, et Barrie. Dans la région du Grand Golden Horseshoe et ses environs, certains marchés ont affiché des gains mensuels, alors que d'autres se sont maintenus près des faibles taux enregistrés récemment ou ont chuté davantage.

Les ventes réelles (non désaisonnalisées) ont chuté de 11 % en septembre 2017 par rapport au record mensuel enregistré en 2016. Les ventes d'habitations ont connu des niveaux inférieurs à ceux de l'année précédente dans près de 75 % des marchés locaux, surtout dans le Grand Toronto et les marchés avoisinants.

« Les ventes à l'échelle nationale semblent se stabiliser », affirme Andrew Peck, président de l'ACI. « Le résultat national continue d'être fortement influencé par les tendances des marchés de Toronto et de Vancouver, mais les conditions du marché immobilier varient grandement d'un bout à l'autre du pays. L'immobilier est absolument local, et les courtiers et agents immobiliers membres de l'ACI demeurent votre meilleure source d'information au sujet des ventes et des inscriptions dans votre quartier de résidence actuel ou éventuel. »

« Un nouveau resserrement des règles fédérales visant à refroidir l'ardeur des marchés immobiliers de Toronto et de Vancouver risque de créer des dommages collatéraux au sein d'autres marchés canadiens », déclare Gregory Klump, l'économiste en chef de l'ACI. « Une mesure de ce genre menace aussi la croissance économique du pays, qui montre déjà des signes d'essoufflement. »

Après trois baisses mensuelles consécutives, le nombre de nouvelles inscriptions a augmenté de près de 5 % en septembre. À l'échelle nationale, ce résultat découle en grande partie d'un bond du nombre de maisons à vendre dans le Grand Toronto.

Le nombre de nouvelles inscriptions surpassant le nombre de ventes, le ratio des ventes par rapport aux nouvelles inscriptions a reculé à 55,7 % en septembre, comparativement à 57,2 % en août, à l'échelle nationale.

On parle normalement d'un marché national du logement équilibré lorsque le ratio national des ventes par rapport aux nouvelles inscriptions se situe entre 40 et 60 %; les résultats en dessous ou au-dessus de cette étendue indiquent qu'il s'agit respectivement d'un marché favorable à l'acheteur ou au propriétaire-vendeur.

Cela dit, la règle de base varie selon le marché local. Le degré auquel l'équilibre du marché actuel est au-dessus ou en dessous de sa moyenne à long terme et la durée de ces périodes constituent une manière plus sophistiquée d'évaluer si les conditions locales favorisent l'acheteur ou le propriétaire-vendeur. (Les mesures de l'équilibre du marché qui se situent à l'intérieur d'un écart type de la moyenne à long terme indiquent généralement un équilibre du marché.)

Si l'on effectue une comparaison entre le ratio des ventes par rapport aux nouvelles inscriptions et sa moyenne à long terme, environ deux tiers de l'ensemble des marchés locaux étaient en équilibre en septembre 2017.

Le nombre de mois d'inventaire est une autre mesure importante de l'équilibre entre l'offre et la demande de logements. Il représente le temps qu'il faudrait compter pour vendre tout l'inventaire actuel au taux de vente actuel.

On comptait 5 mois d'inventaire à l'échelle nationale à la fin de septembre 2017, comme c'était le cas le mois précédent, ce qui correspond largement à la moyenne à long terme pour cette mesure.

À 2,4 mois d'inventaire, le Grand Golden Horseshoe affiche une forte hausse par rapport au creux record de 0,8 mois enregistré en février et mars. Cet inventaire reste toutefois en deçà de la moyenne à long terme de 3,1 mois pour cette région.

L'IPP MLS® global et composé a grimpé de 10,7 % d'une année à l'autre en septembre 2017, ce qui représente un ralentissement plus marqué des gains enregistrés d'une année à l'autre depuis avril.

La décélération de la croissance des gains s'explique par un recul des tendances des prix dans les marchés du Grand Golden Horseshoe suivis par l'indice.

En septembre, les hausses des prix des appartements se sont accélérées légèrement, alors que celles de toutes les autres habitations de référence suivies par l'indice ont ralenti.

Les appartements ont encore affiché les hausses de prix les plus importantes d'une année à l'autre en septembre (+19,8 %), suivis des maisons en rangée (+13,5 %), des maisons unifamiliales à un étage (+7,9 %) et des maisons unifamiliales à deux étages (+7,2 %).

Alors que les tendances des prix continuent de montrer de grandes variations d'une région à l'autre, les prix des propriétés de référence étaient en hausse par rapport à l'année dernière dans l'ensemble des 13 marchés suivis par l'IPP MLS® - une situation inédite en près de sept ans.

Après avoir fléchi dans la seconde moitié de l'année passée, les prix des propriétés de référence ont repris une pente ascendante dans le Lower Mainland, en Colombie-Britannique, et établissent maintenant de nouveaux records (Grand Vancouver : +10,9 % d'une année à l'autre ; vallée du Fraser : +16,2 % d'une année à l'autre).

Les hausses des prix des propriétés de référence ont reculé à presque 15 % d'une année à l'autre à Victoria, alors qu'elles effleuraient les 20 % ailleurs sur l'île de Vancouver.

Les hausses des prix de référence ont ralenti d'une année à l'autre dans le Grand Toronto, à Oakville-Milton et à Guelph ; cependant, ils continuent de se maintenir bien au-dessus des niveaux de l'année précédente dans ces marchés (Grand Toronto : +12,2 % d'une année à l'autre ; Oakville-Milton : +8,8 % d'une année à l'autre; Guelph : +17,3 % d'une année à l'autre).

En septembre, les prix de référence d'une année à l'autre sont demeurés à peine en territoire positif à Calgary (+0,6 %). Pendant ce temps, la hausse des prix des maisons s'est accélérée à Regina (+7,7 % d'une année à l'autre) et ceux de Saskatoon ont remonté en territoire positif pour la première fois depuis le milieu de l'année 2015.

La croissance des prix des propriétés de référence s'est accélérée à Ottawa (+6,2 % dans l'ensemble, poussée par une hausse de 7,2 % du prix des maisons unifamiliales à un étage), dans le Grand Montréal (+5,1 % dans l'ensemble, poussée par une augmentation de 8,3 % du prix des maisons en rangée) et dans le Grand Moncton (+5,4 % dans l'ensemble, poussée par une hausse de 7,2 % du prix des maisons unifamiliales à un étage).

Pour Ottawa et le Grand Montréal, les hausses des prix observées d'une année à l'autre en septembre 2017 étaient les plus importantes depuis novembre 2010 et mai 2011, respectivement.

L'Indice des prix des propriétés MLS® (IPP MLS®) est le meilleur moyen d'évaluer les tendances des prix, puisque la moyenne des prix est sujette à de fortes distorsions occasionnées par les fluctuations qui surviennent dans la composition des ventes d'un mois à l'autre.

Le prix moyen réel (non désaisonnalisé) des maisons vendues au pays en septembre 2017 s'élevait légèrement au-dessus de 487 000 $, soit une hausse de près de 3 % par rapport à l'année passée. Le prix moyen national est fortement biaisé par les ventes dans le Grand Vancouver et le Grand Toronto, qui représentent les deux marchés les plus actifs et chers au Canada. Si l'on exclut ces deux marchés du calcul, le prix moyen baisse de près de 110 000 $ par rapport à la moyenne nationale (pour s'établir à un peu plus de 374 500 $).

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