Pas de répit pour les propriétaires : l'accessibilité à la propriété continue de décliner

Publié le par Service des communications

Sujet(s): Immobilier

Source: Recherche économique RBC

Pas de répit pour les propriétaires : l'accessibilité à la propriété continue de décliner
  • Jusqu'à tout récemment, la flambée des prix des logements à Vancouver était le principal facteur d'augmentation des coûts de propriété. Au troisième trimestre, c'est la forte érosion observée dans la région de Toronto qui a occupé le devant de la scène.
  • Les tensions qui se font sentir sur le marché de Vancouver ont poursuivi leur évolution à Victoria, où le prix des logements a continué de monter.
  • À Calgary, la revente de logements est demeurée à un creux historique.

 

Malgré un ralentissement global de la revente, l'accessibilité à la propriété a continué de se détériorer dans tous les marchés du Canada au troisième trimestre de 2016, selon le rapport Tendances immobilières et accessibilité à la propriété publié aujourd'hui par Recherche économique RBC.

Au troisième trimestre, l'accessibilité à la propriété à la valeur marchande au Canada a atteint son niveau le plus bas en près de huit ans. La mesure globale d'accessibilité à la propriété au Canada de RBC a augmenté pour un sixième trimestre consécutif, de 1,3 point de pourcentage, pour s'établir à 44,3 %. (Une hausse de la mesure représente une détérioration de l'accessibilité.) Le segment des maisons individuelles a encore une fois enregistré la plus forte progression (+1,3 point de pourcentage pour atteindre 49,4 %), suivi par celui des appartements en copropriété (+0,8 point de pourcentage pour atteindre 35,6 %).

Pour la première fois en près de deux ans, ce n'est pas la région de Vancouver qui a enregistré la plus forte érosion de l'accessibilité au Canada. Au troisième trimestre, ce titre revient à la région du Grand Toronto, où la mesure globale de RBC a bondi de 3,0 points de pourcentage pour se hisser à 63,7 %, soit le plus haut niveau depuis le sommet historique atteint au printemps 1990.

La région de Vancouver demeure tout de même le marché où les coûts de propriété sont les plus élevés en part du revenu des ménages : la mesure globale s'établit à 92,0 % (pour l'ensemble des catégories de logement) à la suite d'une hausse de 2,2 points de pourcentage au troisième trimestre. En outre, la dernière mesure globale pour la région de Vancouver a atteint un sommet au pays depuis que RBC a commencé à compiler des statistiques sur l'accessibilité à la propriété au milieu des années 1980, ce qui reflète le prix extrêmement élevé des maisons individuelles.

« Le troisième trimestre pourrait marquer un tournant vers une amélioration de l'accessibilité dans la région de Vancouver, à la lumière d'un récent assouplissement du prix des maisons individuelles. Cependant, à court terme, la détérioration est susceptible de se poursuivre à Toronto, affirme Craig Wright, économiste en chef, RBC.

Les nouvelles règles sur l'assurance hypothécaire pourraient favoriser l'accessibilité avec le temps, mais en 2017, on assistera probablement à une lutte entre ces mesures stratégiques visant à stabiliser le marché et la hausse des taux d'intérêt à long terme, qui tireront l'accessibilité dans des directions opposées. Pour l'instant, il est difficile de prévoir l'incidence nette de ces facteurs sur les coûts de propriété. »

Pour obtenir d'autres détails sur les statistiques immobilières provinciales et régionales, veuillez consulter l'infofiche.

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