Les ventes résidentielles au Canada s’améliorent en juin

Publié le par Service des communications

Sujet(s): Immobilier

Les ventes résidentielles au Canada s’améliorent en juin

Selon les statistiques publiées par L’Association canadienne de l’immeuble (ACI), les ventes résidentielles se sont améliorées de mai à juin 2018.

Faits saillants :

  • Les ventes résidentielles réalisées à l’échelle nationale ont augmenté de 4,1 % de mai à juin.
  • Les ventes réelles (non désaisonnalisées) se situaient à 10,7 % en dessous du niveau atteint en juin 2017.
  • Le nombre de maisons nouvellement inscrites a baissé de 1,8 % de mai à juin.
  • En juin, l’Indice des prix des propriétés MLS® (IPP MLS®) a augmenté de 0,9 % d’une année à l’autre.
  • Le prix de vente moyen au Canada a affiché une baisse de 1,3 % d’une année à l’autre en juin.

Les ventes résidentielles effectuées par l’entremise des systèmes MLS® canadiens ont augmenté de 4,1 % en juin 2018 par rapport au mois précédent. Même si cela constitue la première augmentation mensuelle de taille depuis le début de l’année, les ventes demeurent bien en deçà des niveaux mensuels enregistrés au cours des cinq dernières années. (Graphique A)

Plus de 60 % de tous les marchés locaux rapportaient des ventes plus élevées en juin par rapport à mai, notamment dans le Grand Toronto. À l’inverse, les ventes en Colombie-Britannique ont continué de ralentir.

En juin, les ventes réelles (non désaisonnalisées) ont affiché une baisse de presque 11 % par rapport à l’année précédente. L’activité a atteint son plus bas niveau en cinq ans, pour s’établir à presque 7 % en deçà de la moyenne sur 10 ans pour le mois. L’activité se situait en deçà des niveaux enregistrés il y a un an dans environ les deux tiers de tous les marchés locaux, principalement dans le Lower Mainland de la Colombie-Britannique.

« L’entrée en vigueur cette année de la simulation de crise pour les acheteurs continue de ralentir les ventes; toutefois, la remontée des ventes en juin semble indiquer que ses effets sont en voie de s’estomper », estime Barb Sukkau, présidente de l’ACI. « L’ampleur de son impact sur les acheteurs varie en fonction des marchés et des catégories de prix. Vu la nature locale du marché immobilier, les courtiers et agents membres de l’ACI continuent d’être votre meilleure source d’information quant aux ventes et aux nouvelles inscriptions dans votre quartier de résidence actuel ou éventuel. »

« L’augmentation des ventes à l’échelle nationale en juin donne à penser que l’activité semble bien avoir atteint un tournant », explique Gregory Klump, économiste en chef de l’ACI. « Cela dit, le nombre de maisons qui changent de mains a encore beaucoup de chemin à faire pour revenir aux niveaux affichés au cours des dernières années. Dans l’avenir, les ventes et les gains sur le plan des prix seront probablement ralentis par les hausses de taux d’intérêt. »

Le nombre de nouvelles inscriptions a affiché un recul de 1,8 % en juin et est resté en deçà des niveaux enregistrés pour le mois au cours des dernières années. Les nouvelles inscriptions ont chuté dans bon nombre des grands marchés urbains, dont ceux du Lower Mainland de la Colombie-Britannique, de Calgary, d’Edmonton, d’Ottawa et de Montréal.

Les ventes ayant augmenté et le nombre de nouvelles inscriptions ayant affiché une baisse, le ratio des ventes par rapport aux nouvelles inscriptions a grimpé légèrement pour atteindre 54,3 % en juin, par rapport à 51,2 % en mai. Le résultat de juin se situait tout près de la moyenne à long terme de 53,4 %.

Le degré auquel l’équilibre du marché actuel est au-dessus ou en dessous de sa moyenne à long terme et la durée de ces périodes constituent une manière plus sophistiquée d’évaluer si les conditions locales favorisent l’acheteur ou le propriétaire-vendeur. Les mesures de l’équilibre du marché qui se situent à l’intérieur d’un écart type de la moyenne à long terme indiquent généralement un équilibre dans le marché.

Si l’on effectue une comparaison entre le ratio des ventes par rapport aux nouvelles inscriptions et sa moyenne à long terme, environ les deux tiers de l’ensemble des marchés locaux étaient en équilibre en juin 2018.

Le nombre de mois d’inventaire est une autre mesure importante de l’équilibre entre l’offre et la demande de logements. Il représente le temps qu’il faudrait compter pour vendre tout l’inventaire actuel au taux de vente actuel.

On comptait 5,4 mois d’inventaire à l’échelle nationale à la fin de juin 2018, soit une baisse par rapport au sommet de trois ans de 5,6 mois enregistré le mois dernier. La moyenne à long terme pour cette mesure est de 5,2 mois.

L’Indice des prix des propriétés MLS® (IPP MLS®) global et composé a grimpé de 0,9 % d’une année à l’autre en juin 2018, ce qui représente le 14e mois de décélérations consécutives des gains. Il s’agit aussi de la plus faible augmentation depuis septembre 2009.

La décélération de la croissance des prix des maisons d’une année à l’autre s’explique largement par des tendances affichées dans les marchés du Grand Golden Horsehoe (GGH) suivis par l’indice. Les prix dans cette région ont commencé à se stabiliser et ont montré des signes de regain d’un mois à l’autre au cours des derniers mois.

Les appartements ont encore affiché les hausses de prix les plus importantes d’une année à l’autre en juin (+11,3 %), suivis des maisons en rangée (+4,9 %); cependant, les gains sur le plan des prix pour ces propriétés ont décéléré cette année. À l’inverse, les prix des maisons unifamiliales à un étage et à deux étages étaient encore à la baisse par rapport à juin l’an dernier (-1,8 % et -4,1 %, respectivement).

Les prix des propriétés de référence ayant affiché une hausse par rapport à l’an dernier dans 8 des 15 marchés suivis par l’indice, les tendances en matière de prix continuent de varier d’un marché à l’autre.

La croissance des prix des propriétés est en ralentissement dans le Lower Mainland de la Colombie-Britannique (Grand Vancouver : +9,5 %; vallée du Fraser : +18,4 %, d’une année à l’autre), à Victoria (+10,6 %) et dans le reste de l’île de Vancouver (+16,5 %).

Dans le GGH, l’augmentation des prix a considérablement ralenti d’une année à l’autre, mais les gains demeurent supérieurs à ceux de l’an passé à Guelph (+3,5 %). Entre-temps, les prix des maisons ont diminué en juin dans le Grand Toronto, à Oakville-Milton et à Barrie and District, par rapport à l’année précédente (Grand Toronto : -4,8 %; Oakville-Milton : -2,9 %; Barrie and District : -6,5 %). Ces chutes s’expliquent par la hausse rapide des prix il y a un an et masquent le début d’une hausse d’un mois à l’autre dans ces marchés.

À Calgary et à Edmonton, les prix des propriétés de référence ont baissé légèrement d’une année à l’autre (Calgary : -1 %; Edmonton : -1,5 %), alors que ceux de Regina et de Saskatoon ont affiché une baisse plus marquée qu’il y a un an (-6,1 % et -2,9 %, respectivement).

Les prix des propriétés de référence ont augmenté de 7,9 % d’une année à l’autre à Ottawa (poussés par une hausse de 9,1 % du prix des maisons unifamiliales à deux étages), de 6,4 % dans le Grand Montréal (poussés par une hausse de 7,4 % du prix des maisons en rangée) et de 6 % dans le Grand Moncton (poussés par une hausse de 6,5 % du prix des maisons unifamiliales à un étage).

L’Indice des prix des propriétés MLS® (IPP MLS®) est le meilleur moyen d’évaluer les tendances des prix, puisque la moyenne des prix est sujette à de fortes distorsions occasionnées par les fluctuations qui surviennent dans la composition des ventes d’un mois à l’autre.

Le prix moyen réel (non désaisonnalisé) des maisons vendues au pays en juin 2018 se situait juste en deçà de 496 000 $, un recul de 1,3 % par rapport à la même période l’année dernière. Même si ce résultat représentait une baisse du prix moyen à l’échelle nationale d’une année à l’autre pour un cinquième mois consécutif, il s’agissait tout de même de la baisse la moins importante d’entre elles.

Le prix moyen national est largement faussé par les ventes dans le Grand Vancouver et le Grand Toronto, qui représentent les deux marchés les plus actifs et les plus chers au Canada. Si l’on exclut ces deux marchés du calcul, le prix moyen baisse de près de 107 000 $ par rapport à la moyenne nationale (à juste un peu plus de 389 000 $).

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