Le marché de la revente donne des signes d'essoufflement dans la région de Montréal

Publié le par Association des Propriétaires du Québec

Sujet(s): Divers

Le marché de la revente donne des signes d'essoufflement dans la région de Montréal

Le nombre de transactions, dans le marché de la revente de la grande région de Montréal, a diminué en mai dernier, avec une baisse de 9 % comparativement à la même période l'an dernier. Au total, 4 544 ventes ont été enregistrées. Depuis le début de l'année, on constate une baisse de 4 % du nombre de transactions réalisées, à partir des données fournies par la Chambre immobilière du Grand Montréal et le système MLS.

Le prix des maisons continue d'augmenter cependant, et il s'agit d'une bonne nouvelle évidemment pour les vendeurs. Une augmentation qui se fait raisonnablement et régulièrement, selon Michel Beauséjour, FCA, chef de la direction de la CIGM. « Il en est de même pour les acheteurs qui se voient confirmer que l'immobilier résidentiel est un bon investissement à Montréal ».

Dans la région métropolitaine de Montréal, on note que 2 641 transactions de maisons unifamiliales ont été réalisées en mai 2008, soit une baisse de 15 % si on compare avec mai 2007. Même les ventes de 2 à 5 logements ont été moins nombreuses, une baisse de 10 %. Seule, la copropriété, a continué son chemin avec une croissance des ventes de 5 %.

« Le marché immobilier résidentiel est principalement influencé par trois variables, à savoir les taux d'intérêt, la création d'emplois et la confiance des consommateurs dans l'économie. Les taux d'intérêt sont en baisse et la création d'emplois est en hausse », tenait à préciser Michel Beauséjour.

Il devait ajouter : « Tout compte fait, le plus gros changement réside au niveau de la confiance des consommateurs dans l'économie, laquelle est passée de 50 % en mars pour s'établir à 38 % aujourd'hui. Il semble que l'augmentation sensible du coût de l'énergie a eu pour effet de ralentir quelque peu le marché de l'immobilier résidentiel ».

Ce recul du marché de la revente s'est fait sentir dans tous les secteurs de la grande région de Montréal. Une baisse des transactions de -7 % dans les secteurs de la Rive-Sud, de -5 % à Laval, de -1 % à Vaudreuil-Soulanges. C'est l'île de Montréal qui a connu la plus forte baisse, soit -8 %.

Les prix des maisons grimpent toujours. Une maison unifamiliale vaut maintenant en moyenne 230 500 $, une hausse de 5 % par rapport à l'an dernier, dans la région métropolitaine de Montréal. Le prix des copropriétés a connu une progression de 4 % du prix médian pour atteindre 188 000 $. Dans le cas des plex (2 à 5 logements), leur prix médian est passé de 315 000 $ en mai 2007 à 342 000 $ en mai 2008, une croissance de 9 %.

Avec la présente situation, on peut dire que le marché avantage toujours les vendeurs.

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