La construction résidentielle recule au Québec en février

Publié le par Association des Propriétaires du Québec

Sujet(s): Immobilier,

Source: SCHL

La construction résidentielle recule au Québec en février
La dernière enquête menée par la Société canadienne d'hypothèques et de logement (SCHL) révèle que la construction résidentielle a reculé au Québec, au cours du mois de février. Le total de 2 139 logements mis en chantier dans les centres urbains de 10 000 habitants et plus représente un recul de 10 % par rapport à février 2005 (2 379). Bien que la baisse de février ait eu lieu dans les deux grandes catégories d'immeubles (maisons individuelles : - 8 %; logements collectifs : - 11 %), le bilan régional comporte des résultats variables : des diminutions notables pour les régions de Montréal et de Québec, ainsi qu'une hausse importante pour celle de Gatineau. Pour ce qui est des résultats par type de tenure, l'enquête de février révèle, dans les régions métropolitaines de recensement (RMR), une stabilité de la construction de maisons en propriété absolue et des reculs dans les catégories "copropriété" (- 20 %) et "locatif" (- 18 %). Après deux mois, la construction d'habitations dans les centres urbains du Québec accuse un retard de 5 % (4 359 mises en chantier) par rapport aux deux premiers mois de 2005.

"Malgré les fluctuations habituelles de début d'année (variations météorologiques, décalages dans l'enregistrement des permis et des mises en chantier), les résultats présentent les esquisses du portrait que nous avons anticipé pour l'année 2006, à savoir la poursuite du recul de la construction résidentielle au Québec, et ce, tant pour les maisons individuelles que pour les logements collectifs", affirme Kevin Hughes, économiste principal à la SCHL.

En février, le Québec a enregistré la mise en chantier de 763 maisons individuelles, ce qui représente une baisse de 8 % par rapport au même mois l'an dernier. A ce chapitre, le résultat le plus notable sur le plan régional était le recul dans la région de Montréal, pour laquelle l'enquête révèle que 461 maisons de cette catégorie ont levé de terre, ce qui constitue une baisse de 12 % comparativement à février 2005. Outre une diminution de 7 % dans la région de Québec, les autres RMR ont affiché des hausses par rapport à février 2005 (voir tableau). On constate un recul semblable dans les agglomérations de 50 000 à 99 999 habitants (- 9 %) et une baisse plus importante dans l'agglomération de Saint-Jean-sur-Richelieu (- 37 %). (Voir tableau.) Compte tenu de la stabilité observée en janvier, les résultats des deux premiers mois de l'année dénotent un recul de 3 % sur le plan provincial pour ce segment de marché.

Du côté des logements collectifs, les 1 376 mises en chantier dénombrées dans les centres urbains représentent une baisse de 11 % par rapport à février 2005. Sur le plan régional, ce résultat est attribuable à un recul considérable dans la région de Québec. Selon l'enquête, 341 logements collectifs ont été mis en chantier au cours d'un mois de février 2005 exceptionnel, alors que seulement 83 logements de ce type ont vu le jour, le mois dernier. Autrement, mis à part un léger recul pour la RMR de Montréal (- 2 %), les régions ont affiché des hausses (voir tableau). Les résultats de l'enquête de février sont différents pour ce qui est des centres de 50 000 à 99 999 habitants. En effet, on a observé une baisse généralisée dans les agglomérations de cette taille.

"Un sous-ensemble des logements collectifs dont on ne parle pas souvent, mais qui mérite notre attention, est celui des logements collectifs en propriété absolue. Ce sont typiquement les maisons jumelées et en rangée dont l'occupant est le propriétaire. A l'échelle des RMR, les résultats de janvier et de février décrivent un mouvement opposé et non négligeable de la construction (hausses de 19 % et de 34 %, respectivement). Nous avons observé une remontée de la popularité de ces formes d'habitations au cours des dernières années qui, coincidant avec celle de la copropriété (également une forme de logement collectif), traduit un certain désir des ménages urbains d'acquérir ou de conserver une forme quelconque de propriété qui n'est pas une maison individuelle. Dans certains cas, c'est le facteur prix qui joue. Dans d'autres, c'est la préférence pour des dimensions d'habitation dont l'entretien est plus facile", ajoute M. Hughes.

La Société canadienne d'hypothèques et de logement (SCHL) est l'organisme national responsable de l'habitation au Canada, et ce depuis plus de 60 ans. Elle contribue à améliorer les conditions de vie et le bien-être des Canadiens par l'entremise de quatre secteurs d'activité : le financement de l'habitation, l'aide au logement, la recherche et la diffusion de l'information, et la promotion des exportations. La SCHL veille à ce que les Canadiens aient accès à un large éventail de logements de qualité, à coût abordable, et elle favorise la création de collectivités et de villes dynamiques et saines partout au pays. Pour en savoir davantage, veuillez consulter le site www.schl.ca ou composer le 1 800 668 2642.

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