L'accessibilité à la propriété s'est améliorée au Québec

Publié le par Association des Propriétaires du Québec

Sujet(s): Divers,

Source: Services financiers RBC

L'accessibilité à la propriété s'est améliorée au Québec

L'accessibilité à la propriété s'est considérablement améliorée au Québec, pour la première fois en plus d'un an, car l'atterrissage en douceur du marché immobilier, attendu depuis longtemps, se poursuit, selon le rapport sur l'accessibilité à la propriété publié aujourd'hui par les Services économiques RBC. Au quatrième trimestre, l'amélioration a été la plus forte pour la maison de deux étages standard.

"Les forces qui agissent sur l'offre et la demande de logements s'apaisent au même rythme, et leurs effets se conjuguent pour améliorer le sort des candidats à la propriété", dit Derek Holt, économiste en chef adjoint de RBC.

La mesure d'accessibilité de RBC, qui établit la proportion du revenu avant impôts qu'un ménage doit consacrer aux coûts de la possession d'un bungalow, s'est améliorée pour s'établir à 35,3 pour cent du revenu. La part du revenu médian avant impôts absorbée pour l'achat d'un appartement en copropriété a baissé, à 28,3 pour cent au Québec tandis qu'elle atteignait 30,8 pour cent pour une maison en rangée. Le revenu médian exigé pour une maison de deux étages a baissé de 44,2 pour cent au troisième trimestre à 43,0 pour cent au quatrième.

RBC note que les prix des maisons de deux étages et des maisons individuelles ont baissé durant le trimestre dans la province, mais, sur l'année entière, les prix ont monté assez allègrement, de l'ordre de trois à six pour cent, dans toutes les catégories de logements.

Selon le rapport, les principales tendances fondamentales - ventes, inscriptions et prix - ont marqué le pas à Montréal au dernier trimestre de 2006. Le mouvement d'appréciation des maisons s'est poursuivi, mais a été limité à quelques points de pourcentage. Sur un an, les hausses de prix ont aussi été beaucoup plus faibles en 2006, trois à cinq pour cent étant la norme, comparativement à 10 pour cent en 2005.

Dans les autres grandes villes canadiennes, les mesures d'accessibilité de RBC pour un bungalow détaché se sont établies aux niveaux suivants : 68,5 pour cent à Vancouver, 42,6 pour cent à Toronto, 40,9 pour cent à Calgary et 30 pour cent à Ottawa.

Le rapport évalue aussi l'accessibilité à la propriété dans un large échantillon d'agglomérations moins importantes du Canada, dont Québec, où l'accessibilité s'est améliorée. Pour faire cette estimation, RBC a employé une mesure modifiée qui tient compte uniquement du rapport entre les versements hypothécaires et les revenus.

La mesure d'accessibilité à la propriété, que RBC calcule depuis 1985, est fondée sur le montant qu'il en coûte pour posséder un bungalow individuel - le type d'habitation qui constitue un étalon de référence raisonnable pour le marché de l'habitation. D'autres types de logement standard sont suivis par RBC : la maison de deux étages, la maison en rangée et l'appartement en copropriété. Plus le résultat est élevé, plus il est coûteux d'acquérir et de garder le logement en question. Ainsi, une mesure d'accessibilité de 50 pour cent signifie que les coûts de propriété - paiements hypothécaires, services publics et impôts fonciers - absorbent 50 pour cent du revenu mensuel avant impôts d'un ménage type.

Tour d'horizon du Canada :

-   Colombie-Britannique : Les propriétaires de cette province ont connu un certain répit au dernier trimestre de 2006 avec une amélioration de l'accessibilité dans les segments maison de deux étages et bungalow individuel tandis que les appartements en copropriété et les maisons en rangée voyaient leur accessibilité se dégrader encore un cinquième trimestre d'affilée. Le marché du logement devrait, dans l'ensemble, continuer de s'améliorer d'ici l'an prochain.

-   Alberta : Depuis le début de 2005, l'accessibilité s'est dégradée à un rythme accéléré dans toute la province. La détérioration a été généralisée au dernier trimestre de 2006, mais le pire semble passé et le rythme a considérablement ralenti.

-   Saskatchewan : L'accessibilité a continué à s'éroder pour un cinquième trimestre de suite dans trois des quatre catégories de logements (bungalows individuels, maisons en rangée et appartements en copropriété). Les hausses de prix annuelles, de l'ordre de 10 pour cent, ont largement annulé le soulagement qu'auraient pu apporter le recul modeste des taux hypothécaires et les augmentations des revenus des ménages.

-   Manitoba : L'accessibilité qui avait baissé au premier semestre de 2006 s'est sensiblement améliorée dans les deux derniers trimestres. Les améliorations ont été les plus fortes dans le segment des appartements en copropriété, et cette avancée a compensé largement les reculs du début de 2006.

-   Ontario : Le marché ontarien de l'habitation a continué à se tempérer et l'accès à la propriété a été plus facile dans tous les secteurs. Une montée plus lente des prix, un fléchissement des taux hypothécaires et une diminution des factures de services publics ont réduit les paiements mensuels de 1 à 2 pour cent dans les quatre catégories de logements.

-   Provinces de l'Atlantique : La forte progression des revenus des ménages, la baisse des factures mensuelles de services publics et le recul modeste des taux hypothécaires ont contribué à améliorer l'accessibilité à la propriété dans l'est du Canada.

Le rapport complet sur l'accessibilité à la propriété de RBC est disponible en ligne, à partir de 8 h HNE aujourd'hui, à www.rbc.com/economie/marche/pdf/housef.pdf

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