Symptômes au bâtiment à la suite de l’hiver

Publié le par Service des communications

Sujet(s): Divers

Symptômes au bâtiment à la suite de l’hiver

L’hiver se termine enfin, ou presque. Il vous reste maintenant à vérifier les dommages causés par ce long et dur hiver et à entreprendre au cours des prochains mois les travaux correctifs qui s’imposent.

Parmi les dégâts, vous aurez certainement remarqué des pénétrations d’eau à l’intérieur de l’immeuble, de l’humidité abondante dans les fenêtres ou des déformations de fondation. Par conséquent, vous tenterez de corriger ces éléments au cours de la prochaine saison.

Présence de glace en bordure de toit
Quel que soit le type de revêtement de toiture de l’immeuble, vous avez peut-être constaté de la glace en bordure du toit. La cause de ces digues de glace : la perte de chaleur dans l’espace du comble qui est peu ou pas ventilé. Dans un tel cas, vous êtes peut-être aux prises avec une problématique d’infiltrations d’eau à l’intérieur de l’immeuble.
En effet, lorsque la chaleur s’échappe du plafond de l’immeuble, elle s’approche du pontage du toit. Cette chaleur fait fondre la neige qui s’écoule ensuite vers les secteurs ventilés (plus frais) en débord de toit. L’eau se transforme alors en glace et forme une digue de glace jour après jour, semaine après semaine.

Plutôt que de corriger la situation à la source, plusieurs propriétaires ajoutent des câbles chauffants, qui agissent à titre de pansement, dans la partie basse. Parfois, il est difficile de procéder à une réparation complète, mais dans bien des cas, la solution est relativement simple.

Donc, si vous avez vu de la glace en bordure du toit, vous pourriez aussi avoir constaté de la glace à la sous face des soffites, de l’eau au plafond du dernier étage, de l’eau apparaissant au-dessus d’une ou de plusieurs fenêtres, et cette eau peut même descendre dans les murs et s’étendre au plancher du sous-sol.

Les travaux correctifs visent généralement à augmenter l’isolation au toit si possible et à améliorer et à assurer la bonne ventilation du comble par les soffites perforés. Les pertes de chaleur pourront alors être minimisées et la bonne ventilation minimisera la fonte de la neige en période indésirable. Une bonne investigation par un expert qualifié vous permettra de déterminer les correctifs les plus appropriés.

Humidité dans les fenêtres
Vos cadres de fenêtre sont peut-être noircis ou vous aurez alors certainement observé une présence d’eau et de givre abondant dans la partie basse de vos fenêtres. Il s’agit-là d’un phénomène normal lorsque le bâtiment est trop humide.

La détérioration mentionnée est généralement directement reliée à l’humidité intérieure de l’immeuble. Rappelons que l’humidité intérieure doit être ajustée en fonction de la température extérieure. Si vous ne diminuez pas le taux d’humidité en fonction de la température, vous aurez certainement les conséquences que nous venons d’énoncer. Il n’est cependant pas toujours facile de réduire le taux d’humidité intérieure puisqu’il est directement relié à l’usage du bâtiment. En effet, l’utilisation des douches, de la cuisinière et la transpiration générale des occupants sont toutes des sources d’humidité fort importantes.

Pour réduire l’humidité à la source, il est utile de faire fonctionner la hotte de la cuisinière lors de la cuisson des aliments, d’utiliser le ventilateur de la salle de bains lorsque vous prenez une douche ou un bain, et bien sûr de rejeter l’air chaud et humide du séchoir à linge à l’extérieur. Nous ne vous recommanderons jamais d’utiliser des récupérateurs d’air chaud et d’humidité raccordés sur vos séchoirs à linge puisqu’ils sont la source de divers problèmes. Également, pour réduire les problèmes d’humidité, il serait préférable de ne pas suspendre le linge humide ou de faire sécher votre bois de chauffage à l’intérieur du bâtiment.

Si le problème devait persister, d’autres solutions pourraient être envisagées, comme l’installation d’un échangeur d’air avec récupérateur de chaleur. Le type et la qualité des fenêtres influencent beaucoup la condensation qui se produit à leur surface. À titre d’exemple, une fenêtre à haut rendement énergétique sera moins sujette, lors de grands froids, à la formation de condensation en condition d’humidité normale.

Si la condensation ne s’est pas limitée aux fenêtres de l’immeuble et qu’elle s’est attaquée au gypse des murs ou à d’autres surfaces, le problème est plus criant et nécessite une étude plus approfondie.

Déformation des fondations
Les grandes variations de températures, les pluies abondantes et les gels combinés à de faibles quantités de neige ont causé bien des dommages à plusieurs fondations constitués de blocs de béton. En effet, ces fondations qui ont souvent fait l’objet de travaux d’amélioration de l’isolation au fil des années, permettent davantage de gel à proximité des fondations. La formation de lentilles de glace dans le sol cause son expansion, ce qui entraîne des poussées latérales importantes sur les murs, qui ne comportent bien souvent pas les propriétés structurales nécessaires pour résister à ces pressions.

Des travaux d’envergures pourraient alors être requis, après une investigation approfondie.

Si votre bâtiment connait des symptômes à la suite de l’hiver ou si vous désirez obtenir de plus amples informations sur nos services, n'hésitez pas à communiquer avec nous.
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